
Tous les partis vous le diront, une élection se gagne vote par vote, circonscription par circonscription.
La répartition géographique de chaque parti au lendemain du scrutin de mars 2007 illustre bien la bataille que chacun des trois partis mène sur le terrain. Elle montre également comment les valeurs incarnées par chaque formation politique ont une résonance régionale.
Les luttes dans les régions ressources, la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, la Mauricie ou l’Outaouais se déclinent différemment selon les enjeux, mais aussi selon l’organisation, la base militante et les ambitions du parti dans chaque région, chaque circonscription. Nous vous invitons donc à découvrir la campagne selon le prisme de la géographie électorale.
Les luttes seront à surveiller dans les deux grandes régions du Grand Québec, la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches, où les libéraux doivent percer pour obtenir une majorité. L’année 2008 sera aussi un scrutin déterminant pour l’ADQ, qui doit prouver que son succès de 2007 peut perdurer et même s’étendre au-delà du cœur du Québec. Enfin, le Parti québécois, qui a glissé au statut de seconde opposition, doit reconquérir le terrain perdu chez les francophones en 2007, tout en évitant le morcellement de sa base, de plus en plus sollicitée par les tiers partis.
Jusqu’à présent, la présence du Parti vert du Québec (lire notre nouvelle) et de Québec solidaire (lire notre nouvelle), qui n’ont toujours aucun élu à l’Assemblée nationale, s’est fait sentir surtout sur l’île de Montréal. Compte tenu de leur importance encore marginale auprès de l’électorat de l’ensemble des régions, nous avons choisi de concentrer notre dossier sur les trois partis susceptibles de former un gouvernement. Ce choix a été fait sans aucun jugement sur la qualité des campagnes et des propositions des tiers partis (lire notre nouvelle).