Lendemain d'élections

Quel avenir pour l'ADQ?

Mise à jour le mardi 9 décembre 2008 à 13 h 22
Mario Dumont, devant des partisans le 8 décembre 2008 à Rivière-du-Loup.

Photo: La Presse Canadienne /Clement Allard

Mario Dumont, devant des partisans le 8 décembre 2008 à Rivière-du-Loup.

Après la débâcle électorale de lundi, l'Action démocratique du Québec (ADQ) se retrouve à la croisée des chemins, d'autant plus que son chef, Mario Dumont, a annoncé son départ prochain de la direction du parti.

Quel avenir pour ce parti? À qui incombe la responsabilité de cette déconfiture? Qui succédera à Mario Dumont? Autant de questions que les observateurs se posent au lendemain du scrutin.

Éric Caire y songe

Encore sonnés par la déconfiture de lundi, les adéquistes doivent déjà penser à la succession. Dans la région de Québec, deux noms reviennent comme aspirants à la direction de l'ADQ, soit ceux d'Éric Caire et de Gérard Deltell.

Éric Caire

Éric Caire

Le député réélu de La Peltrie, M. Caire, exprime clairement qu'il est intéressé par la direction du parti fondé par Mario Dumont. Il indique cependant qu'il doit encore discuter avec sa conjointe de sa candidature éventuelle.

Pour lui, une course à la succession de M. Dumont devra être organisée rapidement si le chef adéquiste confirme son intention de partir, lors d'un caucus qui rassemblera les députés mercredi.

Le candidat fraîchement élu dans Chauveau, Gérard Deltell, refuse quant à lui de confirmer son intérêt. Ancien journaliste, il a peu d'expérience politique.

Une responsabilité collective

Invité du Réseau de l'information, Sébastien Proulx, battu à Trois-Rivières, s'est dit surpris d'apprendre le départ de son chef, une décision qu'il dit avoir apprise avec « consternation ».

M. Proulx, considéré comme un probable successeur de Mario Dumont, a d'emblée écarté cette hypothèse, affirmant que la course à la direction du parti n'était pas dans son « plan ».

Sébastien Proulx

Sébastien Proulx

Volant au secours de son chef, qui a assumé personnellement la responsabilité du revers de son parti, Sébastien Proulx a précisé qu'« il ne doit pas porter à lui seul le blâme. « En toute solidarité, je partage avec les collègues une certaine responsabilité », a-t-il confessé.

Il a ajouté que M. Dumont « a tenté de faire connaître son équipe le plus souvent possible », réfutant ainsi les allégations selon lesquelles l'ADQ est le parti d'un seul homme.

« 20 mois ce n'est pas assez » pour faire connaître tous les députés, a expliqué l'ancien député de Trois-Rivières, qui garde bon espoir quant à l'avenir de l'ADQ.

C'est une « défaite difficile, mais qui n'est pas insurmontable », a-t-il souligné, estimant que « l'ADQ a sa place. Il y a une place au Québec pour nos idées, une place pour ceux qui rejettent ce que les partis traditionnels ont à proposer ».

Jean Allaire optimiste

Intervenant lui aussi sur les ondes de RDI, Jean Allaire, fondateur et premier chef de l'ADQ, est optimiste quant à l'avenir du parti. « Il s'agit de repartir, se retrousser les manches, retrouver l'inspiration du début », a-t-il affirmé.

M. Allaire a rappelé que ce n'était pas la première fois que son parti était donné pour mort depuis sa création, il y a 14 ans.

« Les hommes passent, les politiciens, mais les idées demeurent et l'ADQ est un parti d'idées. Il va continuer à l'être », a-t-il poursuivi.

Jean Allaire a jugé qu'il était trop tôt pour parler des éventuels successeurs de Mario Dumont, estimant qu'il y a une transition qui doit être assurée.

Donnez votre opinion!

Que laisse présager la nouvelle composition de l'Assemblée nationale? Nous vous invitons à vous exprimer sur notre forum, En ligne, citoyens!



Equipe
© Société Radio-Canada. Tous droits réservés.