Parti libéral

Flou sur les tarifs

Mise à jour le dimanche 7 décembre 2008 à 10 h 33
Jean Charest

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Après avoir soutenu mordicus qu'un nouveau gouvernement libéral n'interviendrait pas pour freiner ou stopper l'augmentation des tarifs de divers organismes gouvernementaux, Jean Charest a concédé être déjà intervenu au sujet d'une hausse des tarifs de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Cette intervention remonte à 2007, alors que la RAMQ voulait hausser les tarifs de l'assurance médicaments. « Avec l'assurance médicaments, nous travaillons avec les gens de la RAMQ comme avec les autres agences. Ils font leurs recommandations. Il peut arriver que le gouvernement leur dise: "Écoutez, essayez d'étaler sur une plus longue période". Mais on ne cherche pas à intervenir directement dans leurs travaux », a-t-il déclaré.

Rappel des faits

Selon le Règlement sur le régime général d'assurance médicaments, le taux d'ajustement de la prime annuelle de cette assurance aurait dû être de 7,8 %, ce qui aurait fait passer le montant maximal de la prime de 538 à 580 $.

Or, Québec s'est doté d'une Politique du médicament cette année-là, sur trois ans. Le taux d'ajustement maximal de la prime annuelle est alors passé à 3,5 % pour 2007.

Source: Ministère des Finances du Québec

Pressé de questions par les journalistes lors de son passage à Trois-Rivières, le chef libéral a reconnu que « la loi prévoit des mécanismes exceptionnels d'intervention ». Et d'insister: « Mais ça reste exceptionnel ». Il parlait alors du mécanisme de fixation des prix de l'électricité par la Régie de l'énergie.

Le jour précédent, il a toutefois assuré ne pas vouloir s'ingérer dans le processus de fixation des tarifs de chacun de ces organismes. Pour éviter « l'arbitraire politique », le chef libéral a dit préférer laisser « à ces gens-là » le soin de prendre leurs responsabilités (Lire notre article « Pas de gel des tarifs, dit Charest »).

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Un péage à Montréal?

Interrogé au sujet d'un possible péage à Montréal, Jean Charest est resté évasif sur la position qu'adopterait alors son gouvernement. « La loi a été votée, la Ville de Montréal a maintenant des pouvoirs. C'est à elle de décider comment les utiliser », a-t-il dit.

Et si la métropole décidait d'en installer un? Devant cette question posée à plusieurs reprises, le chef libéral a répété la même antienne: « À ma connaissance, il n'y a pas de projets de péage ».

La ministre sortante des Transports et candidate libérale dans Laviolette, Julie Boulet, a pris le micro pour déclarer: « Pour nous, il n'est pas question de mettre de péage à l'entrée de Montréal ».

Pique contre Marois

À deux jours du vote, Jean Charest a réfuté avoir ralenti sa campagne. « Nous poursuivons au même rythme, nous ne faisons pas les mêmes activités ». Il estime que « rien n'est décidé tant que les Québécois n'auront pas voté ».

Le premier ministre sortant considère aussi avoir mené une campagne « positive », à la différence de son adversaire péquiste: « J'aurais souhaité que Mme Marois en fasse autant ». Et d'ajouter: « Moi j'ai fait une campagne axée sur les enjeux ». Il réitère notamment être le mieux placé pour affronter la crise économique.



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