Campagne électorale
![]() Photo: La Presse Canadienne /archives |
Dans trois jours, les urnes seront scellées, comme le sort des politiciens. D'ici là, tous les partis mettent les bouchées doubles, et ce, après la crise politique à Ottawa qui a tenu le haut du pavé.
Si l'on en croit les données d'Influence Communication, la campagne électorale de 2007 avait occupé 16,5 % de la couverture médiatique lors de la dernière semaine. Cette année, ce chiffre chute à 3,3 %.
Malgré ces données, le député libéral de Châteauguay, Jean-Marc Fournier, croit que la crise n'a pas détourné l'intérêt des Québécois. Au contraire, il estime qu'elle a démontré la nécessité d'un gouvernement majoritaire à Québec. « Si on veut avoir une réaction et résister face à la tempête économique, forcément il va falloir qu'on se donne une stabilité politique », croit-il.
Les sondages accordent d'ailleurs une large avance aux libéraux. Ceux-ci ne tiendront que quelques activités d'ici lundi.
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24 comtés en 72 heures
Une stratégie aux antipodes de celle de l'Action démocratique du Québec (ADQ), qui compte franchir « 24 comtés en 72 heures », dixit Mario Dumont. La Mauricie, Québec et la couronne de Montréal constituent les étapes de ce sprint final.
Le message sera sans équivoque, selon le conseiller politique de Mario Dumont et candidat dans Vimont, Pierre Brien: « Le message qu'on va marteler, [c'est] "si vous voulez une différence dans le débat politique, si vous voulez que le 9 décembre, il y ait encore une différence, c'est avec la présence de l'ADQ qu'on va réussir à le faire" ».
Les efforts dans les luttes serrées
Le Parti québécois (PQ) compte aussi redoubler d'efforts jusqu'au 8 décembre, dans les circonscriptions où la lutte s'annonce chaude. Selon Nicolas Girard, candidat péquiste dans Gouin, le message véhiculé se résume en deux idées: « sur le fait que Pauline Marois ait gagné le débat » et « sur la nécessité d'avoir un gouvernement du Parti québécois qui va défendre les intérêts du Québec face à M. Harper », suite à la crise politique de la semaine dernière.
À travers cette lutte électorale, tous s'entendent sur un point: l'importance d'aller voter lundi prochain. Le PQ et l'ADQ estiment, à ce propos, qu'un fort taux de participation les favoriserait.
D'après un reportage de Jean-Sébastien Cloutier