Action démocratique du Québec

Viser Charest, tirer sur Marois

Mise à jour le mardi 2 décembre 2008 à 11 h 18
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En pédagogue

Au 28e jour de la campagne, Mario Dumont a donné un long point de presse de la cuisine d'une famille de Terrebonne. Son objectif principal était de clarifier comment, selon lui, les pertes appréhendées de la Caisse de dépôt et placement allaient se répercuter sur les tarifs imposés aux citoyens ordinaires.

Crayon à la main, il a tracé sur un tableau les chiffres des augmentations, qui, dit-il, découleront forcément de la situation de la Caisse, par exemple dans le coût des immatriculations d'automobiles et les cotisations à la régie des rentes.

Selon lui, un travailleur salarié et automobiliste gagnant 50 000 $ par année a perdu environ 791 $, avec les pertes conjuguées du Régime des rentes du Québec, de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) et de l'assurance parentale, entre autres.

Pour un fonctionnaire qui gagne 50 000 $ par année, plus touché encore en raison de son régime de retraite, la perte équivaudrait à 2191 $, d'après les calculs de M. Dumont.

Si cet exposé plutôt technique semblait destiné à critiquer la gestion Charest des fonds de l'État, pendant la période des questions, c'est plutôt la rivale péquiste qui a été la cible de toutes les attaques adéquistes.

Manque de jugement, selon Mario Dumont

Il faut dire que les questions portaient essentiellement sur la crise politique à Ottawa. Et à ce sujet, Mario Dumont n'est pas tendre à l'égard de Pauline Marois, qu'il accuse de manque total de jugement. « Elle applaudit, dit-il, le couronnement de Stéphane Dion comme premier ministre ».

Aux électeurs souverainistes qui pensaient qu'André Boisclair manquait de jugement, avec Pauline Marois, il vont s'ennuyer d'André Boisclair.

- Mario Dumont

Elle se retrouve, pense le chef, avec son nom et sa signature « associés au couronnement de Stéphane Dion ».

S'il répète que Stephen Harper « a manqué de démocratie », Mario Dumont reproche surtout à Gilles Duceppe d'avoir choisi de se joindre à la coalition et ainsi de ne pas défendre les intérêts du Québec, lui qui, dit-il, aurait pu faire plier le gouvernement minoritaire et faire des gains pour le Québec.

Il estime que le bloquiste et son alliée Pauline Marois placent le Québec devant deux choix intenables: soit le chef libéral Stéphane Dion devient premier ministre, soit de nouvelles élections fédérales sont déclenchées.

« Le Parti québécois va perdre beaucoup de plumes d'être associé au Bloc québécois: Pauline Marois, associée à Stéphane Dion, ce n'est pas rien, attachée à Stéphane Dion », a lancé M. Dumont.

Sur la tragédie de Montréal-Nord

Le chef de l'Action démocratique du Québec a par ailleurs brièvement commenté le fait qu'aucune accusation ne sera portée contre le policier qui a tiré sur Fredy Villanueva dans un parc de l'arrondissement Montréal-Nord au mois d'août dernier, comme aucune infraction criminelle n'a été commise. (lire la nouvelle)

Mario Dumont se réjouit de la tenue annoncée d'une enquête publique et a déploré le fait que tant de jeunes se retrouvent dans des situations dramatiques, sans attaches et sans sentiment d'appartenance. Une situation que son parti, dit-il, peut changer.

Ensuite, à Montréal, il prononce une allocution à la tribune de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, puis accorde des entrevues à des médias, dont la télévision de Radio-Canada à 14 h.Le chef adéquiste terminera sa journée à Saint-Jérôme, où il participera à un rassemblement partisan.



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