Crise politique à Ottawa
![]() Mario Dumont a commenté en long et en large la crise |
Alors que le chef libéral Jean Charest s'est refusé à prendre position au sujet de la crise politique qui plonge Ottawa dans la tourmente (lire), Mario Dumont, lui, a « sonné le rappel à l'ordre ». Et sans ambiguïté.
Lire l'article Un seul message |
Il reproche spécifiquement au Bloc québécois d'être prêt à appuyer un gouvernement de coalition « formé de partis centralisateurs avec, à leur tête, Stéphane Dion, le père de la loi sur la clarté référendaire ».
Mario Dumont se demande où sont les intérêts du Québec dans tout cela. « Que le Bloc aille signer pour 30 mois, en étant dans des limbes politiques, ni au pouvoir ni dans l'opposition, en perdant le droit de critiquer, le droit de parole, comme nationaliste, je regarde ce qu'il y a de mieux pour l'avenir du Québec.
Nos élus ne sont pas là, ajoute le chef adéquiste, ils doivent comprendre leur mandat.
Je fais un appel à la raison, à l'intérêt du Québec.
- Mario Dumont
Cela dit, Mario Dumont invite Stephen Harper à être plus à l'écoute des partis d'opposition, puisqu'il se trouve en situation de gouvernement minoritaire. Et qui a mal jaugé la situation, dit-il.
Il doit reculer pas mal, car, s'il pense qu'il est bien parti, il y a du travail à faire.
- Mario Dumont
Son mandat est celui d'un premier ministre minoritaire, conclut-il.
Marois derrière le Bloc
![]() Pauline Marois |
Pour sa part, Pauline Marois a réitéré sa confiance dans le Bloc québécois, qui, selon elle, travaille pour défendre les intérêts des Québécois à Ottawa.
« [...] Le Bloc sera toujours fidèle pour défendre nos intérêts. Si c'est dans le cas présent un gouvernement de coalition qui permet d'obtenir des choses, ce sera parce qu'il y a un parti souverainiste à Ottawa qui se tient debout et qui fait la défense de nos intérêts », a déclaré la chef péquiste.
Interrogée à moult reprises sur la bénédiction bloquiste à un éventuel gouvernement de coalition, Mme Marois a défendu la position de Gilles Duceppe, la qualifiant de « pragmatique » et de « responsable ».
Le Bloc québécois a fait plus en quelques jours [pour les intérêts du Québec] que Jean Charest en six ans. Le Bloc s'est tenu debout à Ottawa alors que M. Charest était à genoux.
- Pauline Marois
Pauline Marois a refusé de voir dans le soutien momentané du Bloc à la coalition en gestation une manière de réhabiliter le chef libéral Spéhane Dion.
« M. Dion a déjà été jugé. Il s'en va. Les Québécois ne lui ont pas fait confiance. Ce n'est pas de lui dont nous parlons, mais des intérêts du Québec. On ne va pas sacrifier 1 milliard de dollars, parce que Dion va être là pendant cinq mois », a-t-elle affirmé.
Donnez votre opinion!
La crise politique à Ottawa pourrait-elle influencer la campagne québécoise? Nous vous invitons à vous exprimer sur notre forum, En ligne, citoyens! |