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Jean Charest entame la dernière ligne droite de la campagne électorale comme il l'a commencée, en réclamant un gouvernement majoritaire.
En point de presse lundi matin, le chef libéral a répété qu'il voulait un gouvernement fort et stable pour faire face à la « tempête économique qui s'en vient ». Selon lui, le scrutin du 8 décembre est l'occasion pour les Québécois de s'unir derrière une équipe et un plan pour aider le Québec à traverser les difficultés.
Moi, je regarde en avant et je dis aux Québécois: "le 8 décembre prochain on a un choix à faire. Rallions-nous derrière un gouvernement qui présente un plan clair, qui dit oui à l'économie, qui fait de l'économie l'enjeu principal et on va en ressortir plus fort".
- Jean Charest
Depuis quelques jours, Jean Charest a un nouvel argument pour plaider sa cause: la crise politique qui secoue Ottawa. M. Charest a réaffirmé que la situation à Ottawa est une preuve que le Québec a besoin d'un gouvernement fort.
L'instabilité politique et l'instabilité économique font mauvais ménage. Et la preuve, c'est ce qui se passe à Ottawa.
- Jean Charest
Même s'il continue de refuser de commenter les événements, M. Charest a dit espérer qu'il y ait un dénouement « le plus rapidement possible » sur la colline du Parlement. Il a indiqué vouloir un vis-à-vis fédéral au plus vite pour pouvoir s'atteler à la tâche de soutenir l'économie.
M. Charest a répété que son premier objectif était de défendre les intérêts du Québec devant le gouvernement fédéral. Selon lui, il est le seul des trois chefs des principaux partis à pouvoir défendre les intérêts de la province et de « tous les Québécois » avec les coudées franches. Il a encore accusé Pauline Marois d'être liée au Bloc québécois et Mario Dumont, au Parti conservateur.
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