Santé

Le pouls du système

Mise à jour le samedi 29 novembre 2008 à 20 h 43
Hôpital

La santé constitue la principale préoccupation des Québécois, si l'on en croit les sondages. Lors du débat des chefs, plusieurs chiffres ont d'ailleurs été lancés par les politiciens à ce sujet. Vérification des faits.

Le temps d'attente aux urgences

« Vous ne pouvez pas nous dire que la santé s'est améliorée. Dans le temps de Mme Marois, on attendait 16 heures. Maintenant, c'est 16 heures et demie », a lancé Mario Dumont à Jean Charest.

Vérification faite, le temps d'attente moyen sur une civière, aux urgences, s'est dégradé sous le gouvernement libéral. Les patients y passent en moyenne 16,6 heures, au lieu de 16,5 heures en 2003, soit à l'élection de Jean Charest.

Les listes d'attente

« Quand [Jean Charest] dit qu'il a traité plus de gens, il y en a 31 000 qui attendent sur des listes d'attente depuis plus de six mois », accuse Pauline Marois.

Cette affirmation est vraie: 31 800 personnes attendent plus de six mois au Québec. Cela dit, en 2004-2005, ils étaient 41 000 à attendre pendant autant de temps, ce qui représente donc une baisse de 22 % en quatre ans.

Les mises à la retraite de Pauline Marois

Critiqué sur son bilan en matière de santé, le premier ministre sortant a répliqué que Pauline Marois avait mis à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières. Cette affirmation est fondée, en vertu des programmes de mises à la retraite du PQ en 1997.

Les admissions dans les écoles formant des professionnels ont aussi été réduites. En 1990, 563 futurs omnipraticiens ou spécialistes étaient admis dans les programmes de médecine au Québec, comparativement à 452 en 1997-1998. Les péquistes ont toutefois rectifié le tir, afin de monter le nombre d'admissions à 674 étudiants lors de leur dernière année au pouvoir.

Pauline Marois argue toutefois que les infirmières qui ont été incitées à prendre leur retraite auraient aujourd'hui 70 ans en moyenne. Cela est faux: leur âge moyen serait de 63 ans.



Equipe
© Société Radio-Canada. Tous droits réservés.