Péréquation

Le plaidoyer libéral

Mise à jour le samedi 29 novembre 2008 à 13 h 58
Monique Jérôme-Forget lors de son énoncé économique du 4 novembre

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

« Pauline Marois fait preuve d'un manque de rigueur flagrant lorsqu'elle affirme que la mise à jour économique fédérale annonce des compressions de 1 milliard de dollars dans les transferts de péréquation au Québec en 2009-2010. »

C'est ce que la ministre des Finances du Québec Monique Jérôme-Forget a soutenu, vendredi, en réaction aux accusations de la chef péquiste.

Un peu plus tôt, Pauline Marois avait déclaré qu'Ottawa sabrerait 1 milliard de dollars « avec la complicité du gouvernement de Jean Charest », qui savait, mais n'a rien fait.

Elle accusait Mme Jérôme-Forget d'avoir manipulé l'opinion publique en présentant des données erronées à des fins partisanes dans sa mise à jour économique rendue publique le lendemain de sa rencontre avec le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty. (Lire notre article sur le sujet)

Mme Jérôme-Forget monte au front

Du côté libéral, on rappelle d'abord que, dans sa mise à jour économique, le gouvernement fédéral a confirmé un montant de 8,355 milliards de dollars de transferts en péréquation pour le Québec en 2009-2010.

En transferts de péréquation, cela représente, dit-on, 327 millions de dollars de plus que ceux versés en 2008-2009. Ces derniers s'élevaient alors à 8,028 milliards de dollars.

Mme Jérôme-Forget soutient que l'ensemble des transferts fédéraux au Québec ont grimpé de 57 % pour atteindre 14 milliards de dollars.

Contrairement à ce que Mme Marois prétend, affirme-t-elle, les données contenues dans la mise à jour économique du gouvernement Charest rendue publique le 4 novembre dernier étaient exactes. Le ministre des Finances à Ottawa a lui-même confirmé ces chiffres, assure-t-elle.

Pauline Marois aurait dû se souvenir que les investissements privés se chiffrent à environ 27 milliards de dollars annuellement au Québec, déplore Monique Jérôme-Forget.

Elle ajoute que « comme ancienne ministre des Finances, Pauline Marois devrait faire preuve de plus de rigueur et éviter de s'attaquer aux institutions du Québec, qu'il s'agisse du ministère des Finances ou de la Caisse de dépôt ».

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En terminant, Mme Jérôme-Forget tient à rappeler à Pauline Marois qu'elle n'a pas chiffré l'ensemble de ses engagements dans son cadre financier.

Elle montre du doigt notamment les sommes allouées à l'augmentation du nombre de logements sociaux, à l'amélioration du programme allocation-logement pour les personnes seules, au crédit d'impôt pour déduction hypothécaire, à la promotion des produits québécois dans les magasins de grande surface.

Comme ancienne ministre des Finances, on s'attendait à ce que Pauline Marois ait un peu moins de difficulté avec ses chiffres. C'est peut-être pour cette raison qu'elle n'a pas eu la capacité de présenter elle-même son cadre financier à la population.

- Monique Jérôme-Forget

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