Parti québécois
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La journée de Pauline Marois est assez intense en ce jeudi, mais ne comprend aucune annonce. Elle sera à Québec pour accorder des entrevues à des médias, puis prononcera une allocution dans le cadre du conseil général de la CSQ. Après une entrevue à l'équipe éditoriale du quotidien Le Soleil, Mme Marois, prendra part à un rassemblement partisan avec des candidats de la région de Québec.
Auparavant, en matinée, de Drummondville, après un déjeuner avec les militants, la chef péquiste a tenu une courte conférence de presse dans laquelle elle est avant tout revenue à la charge sur la question de la Caisse de dépôt et placement. Comme son rival adéquiste Mario Dumont, Mme Marois continue d'exiger « au nom de la transparence » la divulgation des rapports sur l'état des actifs de la Caisse de dépôt et placement. Et ce, avant le 8 décembre.
Selon la chef, tant monsieur Charest que madame Jérôme-Forget (ministre des Finances) connaissent la situation exacte de la Caisse et ont le devoir « de dire la vérité aux citoyens. »
Rappelons que, de son côté, Mario Dumont soutient que le premier ministre Charest a englouti des années entières de cotisations dans des placements risqués comme le papier commercial. Selon lui, les pertes enregistrées par la Caisse ne s'expliquent pas seulement par la crise financière qui frappe les marchés internationaux. Il estime que la réalité est encore plus grave.
Récemment, l'inquiétude au sujet de la Caisse s'est amplifiée quand on a appris que son grand patron Richard Guay était en congé de maladie jusqu'au 10 décembre.
Une équipe chevronnée
Pauline Marois présente par ailleurs son parti comme celui le mieux à même de défendre la santé économique de la province en des temps difficiles. Elle a exprimé son exaspération face à l'idée répandue par les libéraux que l'équipe de Jean Charest est plus solide et plus en mesure d'affronter les difficultés économiques qui sont aux portes du Québec. Elle rétorque que Jean Charest a été incapable de renouveler son équipe. Le Parti québécois, est constitué, dit la chef, d'une équipe chevronnée et connectée dans ce domaine. Idem dans le domaine de la santé, ajoute-t-elle, évoquant la crise des urgences que Jean Charest n'a pas réussi à résorber.
Il avait promis, aucun problème, il fait miroiter des choses qu'il est incapable de livrer.
- Pauline Marois
Interrogée sur les possibilités de gagner dans Drummond, Pauline Marois a simplement indiqué qu'elle voulait récupérer un maximum de circonscriptions
Sur les accusations récentes de Mario Dumont (lire notre article) selon lesquelles Pauline Marois veut faire disparaître l'ADQ, Pauline Marois a nié, indiquant seulement qu'il reviendra aux électeurs de choisir le parti qui correspond à leurs attentes.
Au sujet des juges
Sur la question des contributions des juges aux partis politiques, madame Marois a refusé de se montrer trop catégorique.
Une enquête de Radio-Canada révèle en effet que 10 des 23 juges nommés à la Cour du Québec, depuis février 2007, ont contribué à la caisse libérale ces dernières années. Les autres juges n'ont donné d'argent à aucun parti. (lire la suite)
Elle dit qu'en apparence, rien ne semble illégitime dans ce que nous apprend Radio-Canada. Elle ajoute espérer que ceux qui sont nommés juges le sont pour leur compétence et non leur allégeance politique.
Elle s'en est finalement prise à l'approche, selon elle peu consultative, du gouvernement Charest auprès des Premières Nations dans le dossier du Plan nord (avec la création d'un nouveau bloc énergétique de 3500 mégawatts), alors que le Parti québécois, selon elle, a toujours agi en précurseur dans le domaine des droits des peuples autochtones.