Bilan du débat

Un dernier tour au micro

Mise à jour le mardi 25 novembre 2008 à 23 h 37
Les trois chefs autour de la table

Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot

Après deux heures de débat, chaque chef a fait une brève apparition devant les journalistes, afin de commenter leur performance respective.

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Pauline Marois

La chef péquiste, qui s'est présentée au micro la première, estime avoir « donné son point de vue à la population québécoise ». Du même souffle, elle estime que « Jean Charest n'a pas répondu » à ses questions, notamment au sujet de la crise économique et de la Caisse de dépôt et placement du Québec. « Il se retrouve devant un million de personnes et tout le monde va constater qu'il ne veut pas répondre », estime-t-elle.

Elle l'accuse aussi de « remettre continuellement sa cassette, alors qu'il fallait qu'il défende son gouvernement ».

Pauline Marois a semblé apprécier sa première expérience de débat des chefs. « C'était tout compte fait assez amical. Évidemment, on a des points de vue différents », a-t-elle commenté.

Elle est aussi revenue sur l'une de ses déclarations, où elle a affirmé avoir « les mains liées » avec le mouvement souverainiste. « C'est ce qui fait notre force. Nous sommes plus pour défendre les intérêts du Québec », a-t-elle déclaré, affirmant que la formule était positive.

Mario Dumont

Ce dernier s'est dit satisfait d'avoir pu atteindre son objectif, celui de montrer aux Québécois que seul son parti offrait une voie différente, alors que, dit-il, péquistes et libéraux partagent les mêmes vieilles idées.

Mario Dumont pense que les électeurs vont embarquer dans la campagne, d'autant, dit-il, que Jean Charest a prouvé qu'il n'avait rien à proposer et qu'il faisait selon lui preuve d'une méconnaissance inquiétante des chiffres de la dette.

Il pense que sa prestation au débat générera de la fierté chez ses partisans et au sein de son équipe.

Jean Charest

Satisfait de sa prestation, le chef libéral a opposé ses idées claires, son « espace économique », aux « mains liées » de Mme Marois et à l'inconnue que constitue toujours selon lui le programme adéquiste.

Il juge, comme il le pensait, avoir été la cible de toutes les attaques, ajoutant que ses deux rivaux se sont occasionnellement ligués contre lui.

Il défend une fois encore sa décision de ne pas intervenir dans le dossier de la Caisse de dépôt et placement, une question sur laquelle il a été maintes fois interrogé.

Le fait qu'une femme participe pour la première fois au débat n'a, selon lui, en rien changé la dynamique des échanges.

De l'importance du débat dans la campagne électorale, il a dit espérer qu'il servira à faire en sorte « que les Québécois auront vu des choses qui les aideront à mieux départager le choix du 8 décembre. »



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