Campagne électorale
![]() Élèves dans une classe |
L'éducation revient au centre du débat électoral avec le manifeste signé lundi par 11 organisations, qui réclament que ce thème redevienne une priorité nationale et une priorité dans la présente campagne électorale.
« Force est de constater que ce n'est pas la priorité de ceux et celles qui nous dirigent », a déclaré Réjean Parent, le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), signataire du document.
Ces organisations, principalement des syndicats et des fédérations d'associations étudiantes, ont publié une liste de revendications qui vont du préscolaire à l'université.
Les signataires du manifeste revendiquent, entre autres:
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M. Parent a refusé de parler d'une liste d'épicerie avec des demandes moins prioritaires que d'autres. Selon lui, il s'agit d'un plan cohérent doté d'une vision globale sur quelques années.
Pour sa part, le président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), David Paradis, a souligné que « dans le contexte où, dans les élections, on parle énormément d'économie, oui c'est vrai que l'état de l'économie est préoccupant, mais le Québec a besoin d'une Commission Parent-2, pas d'une stratégie de "patchage" de nids-de-poule ».
Il s'est fait un pas de géant, mais depuis une douzaine d'années, on a livré l'école au marché. Finis les principes de justice sociale qui nous animaient, l'égalité des chances et place à la concurrence. Cela a fait en sorte que depuis 1995-1996, on a plafonné. C'est la stagnation.
- Réjean Parent
Les 11 organisations revendiquent 700 millions de dollars pour le financement du préscolaire, le primaire et le secondaire et 800 millions de dollars pour l'enseignement supérieur.
« 1 % de la TPS aurait suffi à combler les lacunes dans tous les ordres d'enseignement », a martelé la présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.
Même s'il reconnaît que le Québec a fait un rattrapage spectaculaire en matière d'éducation depuis les années 60, M. Parent constate que depuis une douzaine d'années, la situation est toute autre. D'après lui, 25 % des jeunes fréquentent aujourd'hui l'université, contre 5 % il y a 40 ans. Dans les années 60, seulement 14 % des jeunes obtenaient un diplôme du secondaire.
Les signataires du manifeste
Les 11 organisations sont: la CSQ, la CSN, le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), les Fédérations des associations étudiantes collégiale et universitaire, la Fédération autonome du collégial, la Fédération autonome de l'enseignement, la Fédération québécoise des professeurs d'université, la Fédération des associations étudiantes universitaires du Québec en éducation permanente, la Fédération du personnel professionnel des universités et de la recherche et le Mouvement québécois des adultes en formation. |