[Québec]Infirmières de Québec
![]() Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, a rencontré quelques infirmiers et infirmières de Québec |
À l'initiative de Radio-Canada, des infirmiers et infirmières de la région de Québec ont fait connaître leurs préoccupations au ministre de la Santé et des Services sociaux et candidat libéral dans la circonscription de Jean-Talon, Yves Bolduc.
« Comment on va faire pour s'en sortir, comment faire pour encourager les infirmières à poursuivre, parce qu'on tient vraiment le système à bout de bras présentement, et il y a vraiment une fatigue sentie », lance d'entrée de jeu Christian Imbeault, infirmier à l'hôpital Saint-François-d'Assise.
« Dans un premier temps, tout le monde s'entend qu'il faut augmenter le nombre de médecins en place », répond le ministre de la Santé et des Services sociaux.
« À moment donné, il y a des blocs opératoires qui ont fermé, par pénurie d'infirmières, et on ne veut pas revivre ça. La façon de ne pas avoir d'heures supplémentaires obligatoires, c'est tout simplement d'augmenter le bassin d'infirmières. On en veut plus qui rentre, on veut mieux les supporter également pour qu'ils puissent rester », poursuit M. Bolduc.
![]() Marjolaine Bouchard (à droite), infirmière à l'Hôtel-Dieu de Québec, se dit inquiète de l'état du matériel médical |
Matériel désuet
De son côté, Marjolaine Bouchard, infirmière spécialisée en greffe rénale à l'Hôtel-Dieu de Québec, demeure préoccupée par le manque de matériel et de ressources dans le milieu hospitalier.
« Je suis à peu près sûre que les dispensaires de nos Amérindiens sont mieux équipés que notre clinique à nous. On n'a pas d'appareils à pression, le chariot à pansement, c'est le chariot de Mère Catherine », lance Mme Bouchard.
« Si le comité d'agrément venait visiter nos locaux, je ne sais pas quelle note on aurait », ajoute l'infirmière.
Réagissant aux préoccupations de Mme Bouchard, M. Bolduc précise que le gouvernement libéral a donné 81 millions de dollars au Québec pour essayer d'améliorer le sort des infirmières et la qualité du matériel. Le candidat libéral reconnaît que les équipements désuets des infirmières doivent être changés, sans toutefois en dire davantage.
Quel espoir?
Si la rencontre entre le ministre de la Santé et des Services sociaux et des infirmiers et infirmières de la région de Québec a permis à ces derniers d'exposer leur point de vue, certains d'entre eux ne se font pas d'illusions à court terme.
« Je sais que le personnel est fatigué et qu'on a encore pour cinq à dix ans à supporter du temps supplémentaires, comme ça, aux trois jours. Peu importe le parti politique qui sera au pouvoir, les problèmes restent les mêmes et les solutions sont à peu près les mêmes. Et on ne sait pas quand ça va être réglé. C'est juste lourd à supporter », conclut M. Imbeault.