Environnement

Le PLQ et l'ADQ ne passent pas

Mise à jour le lundi 24 novembre 2008 à 13 h 45
Pollution-usine

Photo: AFP/MYCHELE DANIAU

Comme c'est le cas depuis plusieurs campagnes électorales, un regroupement de groupes écologistes a noté les partis politiques pour leurs positions sur des questions environnementales.

Le regroupement, qui comprend notamment la coalition QuébecKyoto et Greenpeace, a demandé aux partis de répondre à un questionnaire sur les enjeux environnementaux. Le document comprenait 25 questions auxquelles les partis devaient répondre par « oui » ou « non ».

Selon les groupes écologistes, ce sont Québec solidaire et le Parti vert qui obtiennent la meilleure note, car ils ont répondu d'une manière jugée favorable à l'environnement à l'ensemble des 25 questions.

Parmi les trois principaux partis, c'est le Parti québécois qui s'en sort le mieux. Le Parti québécois a donné 16 réponses jugées favorables par les groupes environnementaux. Sur 100, il obtiendrait donc la note de 64 %. L'Action démocratique du Québec suit avec huit réponses jugées favorables (32 %). Le Parti libéral du Québec ferme la marche avec cinq réponses favorables (20 %).

Selon les réponses fournies, les partis sont unanimes sur deux enjeux, soit l'implantation d'un programme obligatoire d'inspection et d'entretien des véhicules automobiles au Québec et l'adoption d'une loi antipoursuite bâillon dès le printemps 2009.

Le regroupement dit que le PLQ, le PQ et l'ADQ négligent sept enjeux cruciaux. Parmi ceux-ci, on retrouve:

  • La production de déchets nucléaires et le projet de la reconstruction de la centrale nucléaire Gentilly-2;
  • L'exploitation des hydrocarbures dans les basses terres du Saint-Laurent;
  • Le refus de doubler le financement consacré aux transports collectifs;
  • La mise en place d'un moratoire sur toute exploration et exploitation de gaz naturel dans le golfe du Saint-Laurent;
  • Le refus d'augmenter le budget du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs de 0,3 % à 2 % du budget global.

De façon plus détaillée, le regroupement se dit particulièrement déçu du PLQ pour ses positions dans le dossier forestier. « Le PLQ est le seul parti à s'opposer à un examen public des impacts environnementaux de l'extraction de la biomasse forestière à des fins énergétiques, à refuser de mettre en place un processus crédible, basé sur la science, pour déterminer les territoires de forêts intactes à préserver, et le seul parti qui maintien le flou quant à sa volonté de confier la responsabilité de l'aménagement des forêts à des sociétés autonomes plutôt qu'à l'industrie », dit Mélissa Filion, de Greenpeace.

Il juge aussi que le PQ fait preuve d'audace dans de nombreux dossiers, entre autres par son opposition aux projets de ports méthaniers sur le fleuve Saint-Laurent et sur la rivière Saguenay.

En ce qui concerne l'ADQ, les groupes écologistes applaudissent le fait qu'elle soit la seule des trois principales formations à être pour un moratoire sur toute nouvelle construction en milieux humides urbains et périurbains. Par contre, le regroupement déplore que l'ADQ soit le seul parti à s'opposer à l'établissement d'un programme pour le compostage et la digestion anaérobique des matières organiques.

Le regroupement est constitué d'une dizaine de groupes écologistes. Outre la coalition QuébecKyoto et Greenpeace, on retrouve notamment ENvironnement JEUnesse, Équiterre, la Fondation David Suzuki, Nature Québec et la Société pour la nature et les parcs du Canada section Québec.

audio-vidéo Hyperlien externe

* Radio-Canada n'est aucunement responsable du contenu des sites externes

Le questionnaire et les réponses des partis

Société pour la nature et les parcs du Canada section Québec




Equipe
© Société Radio-Canada. Tous droits réservés.