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![]() Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz Le premier ministre Jean Charest |
Le chef libéral Jean Charest chiffre à 1,5 milliard de dollars sur 5 ans les coûts de ses engagements électoraux.
Dans les faits toutefois, les promesses libérales coûteraient deux fois plus cher si on tenait compte de la totalité des dépenses prévues et pas seulement de l'intérêt sur la dette.
Du montant total dévoilé par Jean Charest, 938 millions seront dépensés en diverses mesures budgétaires, c'est-à-dire en dépenses additionnelles, par exemple pour de nouvelles places dans les garderies et pour la gratuité des premiers traitements de fécondation in vitro.
Un total de 485 millions est prévu pour diverses mesures fiscales, par exemple un plan de rénovation domiciliaire et les déductions pour revenus de travail des personnes âgées.
Finalement, 82 millions seront dépensés au service de la dette, notamment le financement d'une avance de 1 milliard à la Société générale de financement du Québec (SGF) et le Fonds pour les infrastructures du Plan Nord. Il faut savoir que ces 82 millions de dollars représentent seulement les intérêts sur la dette, laquelle dépasse 1,6 milliard de dollars.
Le plan des libéraux nécessitera des dépenses supplémentaires de 204 millions de dollars en moyenne par année, ce qui représente une croissance de 0,3 % des dépenses budgétaires. Jean Charest compte sur une augmentation prévue des revenus de l'État pour financer ces dépenses supplémentaires.
Un déficit caché, selon le PQ et l'ADQ
Ce cadre financier a suscité la critique du Parti québécois. Le porte-parole en matière de finances, François Legault, estime que la grande différence avec le cadre de son parti, présenté vendredi, est que Jean Charest « ne dit pas la vérité aux Québécois » au sujet d'un possible déficit. « Il a les mêmes projections de revenus et de dépenses pour les deux prochaines années. Nous, on appelle ça un déficit quand les dépenses excèdent les revenus. Lui, il appelle ça un budget en équilibre, parce qu'il utilise une supposée réserve », a-t-il lancé.
Le candidat péquiste soupçonne aussi la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, de cacher la situation de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il la somme de faire le point sur celle-ci.
Du côté adéquiste, Mario Dumont estime que le Parti libéral entraînerait le Québec en déficit s'il était réélu. « Depuis la gouverne de Lucien Bouchard, le Québec a fait beaucoup de sacrifices pour le déficit zéro. On a l'impression que, le temps de quelques semaines dans cette campagne, [il y a ] un engouement pour des énormes promesses de milliards ». Et d'ajouter: « On est en train d'hypothéquer la prochaine génération pour essayer d'acheter cette élection ».
Il croit que le cadre financier libéral est similaire à celui des péquistes, à une différence près: « Les péquistes hier, c'était déficit dévoilé. Les libéraux, c'est déficit caché. Dans un cas comme dans l'autre, c'est du pareil au même ». Le chef adéquiste en a profité pour vanter son cadre, qu'il qualifie de « sérieux » et de « très prudent ».
Le plan du Parti libéral du Québec
Mesures budgétaires
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Mesures fiscales
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Mesures financées par le service de la dette
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