Santé

Une erreur à ne pas répéter

Mise à jour le samedi 22 novembre 2008 à 11 h 08

De passage à Trois-Rivières, la chef péquiste Pauline Marois a admis, vendredi, que la mise à la retraite anticipée de milliers d'infirmières et de médecins, en 1997, était une erreur.

C'est lors d'un forum animé par Patrice Roy que Pauline Marois a fait cet aveu.

Pauline Marois s'apprête à reconnaître son erreur.

Ce n'était pas l'idée du siècle et je ne le referais pas.

- Pauline Marois

La chef péquiste a aussi reconnu que les mises à la retraite avaient été contre-productives pour le système de la santé, avant de conclure qu'il y a des gens qui n'auraient pas dû partir à la retraite.

Pauline Marois a toutefois fait valoir que cette décision, prise par le gouvernement de Lucien Bouchard, était motivée par les difficultés financières de l'époque.

« Qu'est-ce qu'on fait dans ce temps-là? On ferme les services ? L'argent qu'on a économisé nous a permis par la suite de ne pas le mettre sur le service [de la dette ] », a-t-elle souligné.

Mme Marois a précisé qu'elle refuse d'assumer les accusations du chef libéral Jean Charest, selon lesquelles elle est responsable des problèmes actuels du système de santé.

Elle a souligné que la retraite anticipée des infirmières et des médecins avait été devancée de deux années seulement et que Jean Charest était le grand responsable de la situation actuelle.

Revirement de situation

Dimanche dernier, Pauline Marois avait étonné tout le Québec en affirmant que si c'était à refaire, elle referait la même chose qu'en 1997, lorsque le gouvernement Bouchard au sein duquel elle était ministre de l'Éducation avait mis à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières.

« À un moment donné, il y a des décisions qu'on doit prendre, qui exigent du courage, mais je crois qu'on l'a pris (sic) avec l'ensemble de la société québécoise. Et si c'était à refaire, je le referais, mais je ne souhaite pas à avoir à le refaire », avait-elle déclaré.

Charest veut des excuses

De passage dans la circonscription de Claude Béchard, dans le Bas-St-Laurent, le chef des libéraux Jean Charest a attaqué Pauline Marois.

Jean Charest estime que les regrets de Pauline Marois pour les milliers de mises à la retraite d'infirmières et de médecins, en 1997, ne sont pas suffisants. Il réclame que la chef péquiste s'excuse auprès des Québécois.



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