PQ

Des chiffres et des promesses

Mise à jour le vendredi 21 novembre 2008 à 16 h 38
François Legault dévoile le cadre financier du Parti québécois.

1,651 milliard. C'est le prix des engagements électoraux du Parti québécois pendant la présente campagne.

Selon le cadre financier dévoilé vendredi par François Legault, candidat dans Rousseau, un gouvernement péquiste bouclerait un mandat de cinq ans avec un surplus de 400 millions de dollars à la fin.

Pour ce faire, M. Legault prévoit un accroissement des revenus du gouvernement de 2 milliards en cinq ans. Cette hausse se ferait sans augmentation d'impôts.

Il refuse toutefois de ventiler les dépenses et revenus prévus par année, « à cause de l'incertitude économique ». Mais il assure du même souffle que les prévisions économiques du PQ sont « conservatrices ».

La mise en place des engagements électoraux dépendrait de la conjoncture économique, a ajouté M. Legault. Les dépenses promises de 400 millions pour les garderies auraient toutefois lieu dès la première année d'un mandat péquiste. Quant aux autres promesses, elles dépendraient du retour de la croissance. « Je pense que c'est prudent de dire qu'on pourra le faire sur la durée du mandat », a-t-il précisé.

400 millions pour l'éducation

Pauline Marois a dévoilé un nouvel engagement électoral, dans un discours devant la Chambre de commerce de Montréal vendredi: investir 400 millions de dollars en éducation postsecondaire sur cinq ans.

L'inconnue de la Caisse de dépôt

La Caisse de dépôt du Québec préoccupe aussi M. Legault. « Il pourrait y avoir des impacts » sur ce cadre financier, a-t-il admis, avant de réitérer que les prévisions péquistes sont conservatrices. Et d'ajouter: « À ce stade-ci, on ne peut pas inclure des projections pour la Caisse de dépôt, puisqu'on n'a pas les infos. Mais c'est très préoccupant et je pense qu'on devrait avoir le portrait avant les élections du 8 décembre ».

M. Legault a décoché une flèche à Jean Charest au passage: « Ça résulte des décisions de Jean Charest de mettre l'accent sur le rendement. Actuellement, la Caisse n'investit que 10 % de ses actifs totaux au Québec ».

Le candidat péquiste a précisé que ces prévisions prévoient un transfert des déficits accumulés par l'État au cours des dernières années à la dette.



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