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![]() Photo: La Presse Canadienne /Graham Hughes Jean Charest et sa conjointe Michèle Dionne |
« La Caisse de dépôt fonctionne normalement », a tranché Jean Charest dans un point de presse à Rivière-des-Prairies, jeudi.
Le chef libéral a été mitraillé de questions sur la situation de la Caisse de dépôt et placement du Québec, dont le président fraîchement nommé, Richard Guay, est en congé de maladie pour un mois.
La convalescence de M. Guay n'inquiète pas outre mesure Jean Charest, car, dit-il, la Caisse de dépôt ne dépend pas d'une seule personne. « C'est une grande institution qui fonctionne normalement, elle remplit sa mission. [...] Elle est bien gérée, elle est entre de bonnes mains », a-t-il répété.
C'est Fernand Perreault, premier vice-président, groupe Immobilier, qui assure l'intérim du président (Lire notre nouvelle).
En outre, M. Charest a refusé de chiffrer les pertes de la Caisse de dépôt dans le contexte de la crise financière, expliquant que le faire serait intervenir politiquement dans les affaires de cette institution autonome.
Malgré l'insistance des journalistes, le chef libéral a invariablement affirmé qu'il se refusait de s'immiscer dans les affaires de la Caisse de dépôt, qui, a-t-il rappelé, publie ses résultats sur une base annuelle.
Coup de pouce pour les aînés
Toujours à Rivière-des-Prairies, Jean Charest a annoncé une déduction supplémentaire pour le revenu de travail d'une personne recevant la pension de la sécurité de la vieillesse.
Un gouvernement libéral réélu accorderait une déduction d'impôt sur 10 000 $ des revenus de travail des personnes qui reçoivent la pension de la sécurité de la vieillesse (PSV). La mesure, qui vise à soutenir les personnes aînées à plus faible revenu, toucherait 200 000 Québécois et Québécoises de 64 ans et plus qui demeurent sur le marché du travail.
« Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre, des conditions fiscales plus avantageuses doivent être accordées aux personnes qui décident de demeurer ou de revenir sur le marché du travail », a déclaré Jean Charest.
Le meilleur
Le chef libéral Jean Charest estime être le meilleur chef de parti pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa.
C'est le message qu'il a lancé jeudi midi devant la Chambre de commerce de Laval.
M. Charest s'est justifié en revenant sur le discours du Trône présenté mercredi qui, estime-t-il, ne répond pas aux demandes du Québec sur plusieurs points. Il a donné en exemple les intentions du gouvernement Harper de réformer le Sénat et la Chambre des communes ou de créer une commission des valeurs mobilières pancanadienne.
Le chef libéral a répété que, selon lui, ces changements devraient absolument se faire en respectant le Québec et ses compétences. Il juge être beaucoup plus apte que ses adversaires à défendre le Québec devant les orientations que veut prendre le gouvernement fédéral.
Dans nos relations avec le fédéral, je vous ferai remarquer que notre parti a les mains libres. Au Parti québécois, ils sont liés au Bloc québécois. M. Dumont a choisi d'abandonner son autonomie pour s'associer aux conservateurs. S'il y a une chose qui m'apparaît très importante à ce moment-ci, c'est d'avoir un gouvernement derrière lequel tous les Québécois peuvent se ranger en sachant que nous avons les mains libres et que notre seule et unique préoccupation, c'est de défendre avec fermeté les intérêts du Québec.
- Jean Charest
Devant les gens d'affaires de Laval, M. Charest a surtout vanté les réalisations de son gouvernement dans la région, notamment la mise en service du métro à Laval et le prolongement de l'autoroute 25.
Il a aussi fait un résumé de ses principales promesses de la campagne pour faire face à la crise économique. Il a ainsi parlé de son engagement de hausser les investissements en infrastructures, ce qui, soutient-il, permettra de créer des centaines de milliers d'emplois partout au Québec.
Il a également répété le discours qu'il tient depuis le premier jour de la campagne, soit que le Québec avait besoin d'un gouvernement fort et stable pour faire face à la tourmente économique.
Marois et le référendum
Jean Charest n'a pas manqué de fustiger sa rivale péquiste, qui a brandi la menace référendaire si Ottawa ne donnait pas au Québec les pleins pouvoirs et les moyens nécessaires en matière de culture.
Pour le chef libéral, Mme Marois « veut ajouter à la crise financière internationale une crise constitutionnelle ».
Il a défendu les acquis arrachés par son gouvernement au gouvernement fédéral, comme la révision de la formule de déséquilibre fiscal et l'obtention par le Québec d'un siège à l'UNESCO.