Campagne électorale
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Les campagnes électorales sont l'occasion pour différents groupes ou associations de faire leurs revendications aux partis politiques.
Cette fois, c'est au tour des propriétaires de dépanneurs de s'inviter dans la campagne électorale.
L'Association des détaillants en alimentation s'est dotée d'une caravane électorale qui s'arrêtera dans 33 villes du Québec, dont Lévis mardi. Lundi, elle était à Jonquière.
Les détaillants veulent ainsi dénoncer la contrebande du tabac et demandent des mesures efficaces pour lutter contre ce phénomène. Ils demandent également aux partis politiques d'appuyer la tenue d'une commission parlementaire sur la question.
En moyenne, les propriétaires de dépanneurs affirment perdre 100 000 $ par année en raison de la contrebande de tabac. La situation est telle que depuis les 6 derniers mois, disent-ils, un dépanneur par jour doit fermer ses portes. Environ 70 % des revenus d'un dépanneur proviennent de la vente de tabac, de bière, et de loterie. Depuis quelque temps, la vente de tabac est en chute libre dans les dépanneurs. Des études montrent aussi que les jeunes fument de plus en plus des cigarettes de contrebande.
L'Action démocratique et le Parti québécois appuient les réclamations des détaillants, disant qu'il s'agit d'une question de cohérence.
« Je ne peux pas comprendre que, dans un souci de prévention en matière de santé, on ne se préoccupe pas plus de la question de la contrebande qui, au fond, vient contrecarrer les efforts de prévention », soutient Sylvain Gaudreault, candidat péquiste dans Jonquière.
« Non seulement le tabac est de mauvaise qualité, le réseau de distribution du tabac également cache autre chose. Les intervenants qui sont là-dedans entraînent d'autres problématiques », affirme pour sa part Marc Jomphe, le candidat adéquiste dans Jonquière.
Les candidats du Parti libéral ont quant à eux refusé jusqu'à maintenant de s'engager envers les propriétaires de dépanneurs.