ADQ - Criminalité

Le parti de la fermeté

Mise à jour le lundi 17 novembre 2008 à 12 h 48
Mario Dumont

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

Mario Dumont s'adresse à des partisans adéquistes à Joliette

L'Action démocratique du Québec, en campagne dans la région de Joliette, lundi matin, a présenté les principaux éléments de la plate-forme en matière de sécurité publique.

L'ADQ croit que le Québec a besoin de 400 policiers supplémentaires pour faire face aux nouvelles réalités, dont la pornographie juvénile sur le web et les criminels au volant. Une promesse électorale qui n'est pas nouvelle et qui coûterait près de 50 millions de dollars.

cybercrime

Le chef fait valoir que les effectifs policiers au Québec sont restés stables depuis 2002, alors que le cyber-espace est en pleine expansion et rend les enfants plus vulnérables aux prédateurs sexuels.

L'ADQ propose d'inscrire dans un registre public les délinquants sexuels dangereux. Le parti suggère aussi d'améliorer le soutien aux victimes d'actes criminels en réformant en profondeur le régime d'indemnisation.

Le parti se fait une fois de plus le défenseur des droits des victimes d'actes criminels. « Bien des victimes, en plus d'avoir subi un acte criminel et d'avoir affronté le système judiciaire, sont dépassées par les événements et se sentent trop souvent abandonnées. La seule façon de garantir leurs droits est l'adoption d'une Charte des droits des victimes d'actes criminels qui rétablira l'équilibre en leur faveur », a déclaré Mario Dumont.

En mode attaque

Par ailleurs, Mario Dumont est revenu sur son mea-culpa de la veille. Devant ses militants, le chef a reconnu que son parti a pu décevoir les électeurs, plaidant toutefois des circonstances atténuantes. (lire notre article)

Après avoir admis ses erreurs et fait son acte de contrition, le chef de l'ADQ est passé à l'attaque contre ses adversaires. Il dit avoir été renversé d'entendre Pauline Marois affirmer qu'elle ne regrettait pas d'avoir envoyé à la retraite 1500 médecins et 4000 infirmières. Il soutient que les erreurs et l'inexpérience de l'ADQ qu'il a eu l'humilité de reconnaître n'ont pas eu les mêmes conséquences que celles du gouvernement du Parti québécois sur le réseau de la santé.

Mario Dumont cherche ainsi à tourner la page sur les difficultés de sa formation. Il souhaite regagner la confiance des électeurs, obtenir une deuxième chance, et il se présente comme le seul parti capable de dire les vraies choses, même quand elles ne sont pas à son avantage.



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