Parti québécois - Éducation

Mettre le paquet en milieu défavorisé

Mise à jour le lundi 17 novembre 2008 à 14 h 28
Pauline Marois en visite, dimanche, à St-Jean-sur-Richelieu

Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe

Pauline Marois en visite, dimanche, à St-Jean-sur-Richelieu

Le Parti québécois et sa chef parlent éducation en ce lundi, dans la grande région de Montréal.

« Au coeur de l'école, il y a des enfants. Avec eux, quotidiennement, dans un rapport de responsabilité et de confiance, se trouvent les enseignantes et les enseignants. L'engagement de mon parti est de faire de la réussite de chaque enfant une priorité et tout faire pour qu'il y ait le moins de décrochage scolaire possible. »- Pauline Marois

La chef du Parti québécois, à son tour, veut s'attaquer au décrochage scolaire. Présentant d'une école de Terrebonne un plan assez comparable à celui déposé par le Parti libéral, Pauline Marois promet de réduire la taille des classes de 20 % au primaire et au secondaire dans les milieux défavorisés dans les deux prochaines années, puis de 10 % dans l'ensemble des classes d'ici la fin de son mandat. Cette mesure représente 1000 professeurs supplémenta ires pour la première phase du plan et se chiffre à 56 millions de dollars. Pauline Marois se défend de vouloir augmenter le nombre d'enseignants sans permis, comptant avant tout faciliter l'accès aux diplômes.

Comparatif

Plus tôt dans cette campagne, on apprenait que, s'il est réélu, le gouvernement libéral promet de s'attaquer aux problèmes des classes surpeuplées. La ministre sortante de l'Éducation, Michelle Courchesne, s'engageait à réduire de 10 % le nombre d'élèves par classe. Cette mesure s'appliquerait à toutes les classes de la troisième année du primaire jusqu'à la 5e année du secondaire. Le détail de ces engagements.

Pas du plagiat

Sur le décrochage scolaire

Pauline Marois se défend cependant d'avoir plagié les libéraux, jugeant que son parti, contrairement à ses adversaires, était prêt à mettre les moyens pour contrer le décrochage.

« Si le gouvernement libéral avait poursuivi les actions de notre gouvernement, s'il n'avait pas abandonné le programme Ça bouge après l'école, nous pourrions peut-être croire Jean Charest lorsqu'il dit qu'il veut faire la lutte au décrochage scolaire. Il ne faut pas juste de belles paroles, les moyens doivent suivre. »- Pauline Marois

Pauline Marois veut aussi intensifier le dépistage, dès la petite enfance, des difficultés d'apprentissage.

Pour le secondaire, un bon départ scolaire est également primordial, selon la chef. Un gouvernement Marois s'engage à améliorer l'encadrement des étudiants à partir du premier cycle du secondaire pour les écoles en milieu défavorisé en bonifiant le système de mentorat.

Pauline Marois se propose également d'encadrer le rapport entre le travail des élèves et leur scolarité et d'augmenter le sentiment d'appartenance à l'établissement scolaire (une mesure aussi proposée par l'ADQ et Mario Dumont, comme l'explique notre article) en instaurant, si la situation budgétaire le permet, une heure d'activités parascolaires supplémentaire, en commençant par les milieux défavorisés.

Donnez votre opinion!

Quel parti a la meilleure stratégie pour améliorer le système d'éducation? Nous vous invitons à vous exprimer sur notre forum, En ligne, citoyens!

Revoir l'enseignement de l'anglais

Interrogée sur ses projets en ce qui concerne l'enseignement de l'anglais au primaire, la chef péquiste entend revoir l'approche actuellement en vigueur et que sa formation a déjà critiquée avec véhémence. Selon elle, mieux vaut commencer à enseigner l'anglais plus tard, mais de façon nettement plus intensive.



Equipe
© Société Radio-Canada. Tous droits réservés.