Parti québécois
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Après un enfant, une place en garderie, c'est maintenant un Québécois, un médecin.
C'est l'engagement qu'a pris la chef du Parti québécois, Pauline Marois, dimanche à Sherbrooke.
Mme Marois a ainsi promis que chaque Québécois aura accès à un médecin de famille d'ici cinq ans.
Pour y parvenir, la chef péquiste entend créer 150 nouveaux groupes de médecins de famille. Elle déplore que depuis leur arrivée au pouvoir en 2003, les libéraux n'ont créé que 178 groupes de médecins de famille, alors qu'en 2002, le gouvernement péquiste s'était engagé à créer 300 groupes d'ici la fin de 2005.
« Fini les discours. Fini les excuses. Fini le temps de mettre la faute sur le dos des autres comme Jean Charest le fait depuis le début de la campagne et depuis plus longtemps que ça. Il est temps [...] de prendre soin des Québécois et des Québécoises. »- Pauline Marois
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Pour augmenter le nombre de groupe de médecine familiale, Mme Marois souhaite assouplir les critères d'adhésion. Un éventuel gouvernement péquiste pourrait ainsi réduire le nombre de médecins nécessaires pour qu'un groupe de médecine familiale soit considéré comme tel. Actuellement, un groupe de médecine familiale est constitué de 8 à 12 médecins et de 2 à 3 infirmières. Mme Marois croit que, dans certaines régions, de plus petits groupes pourraient être acceptables.
Les infirmières des groupes pourraient aussi y travailler à temps partiel.
Elle propose également que les groupes de médecine de famille offrent davantage de services. Ainsi, des nutritionnistes, des travailleurs sociaux ou des inhalothérapeutes pourraient être intégrés dans ces groupes. Pauline Marois souhaite aussi l'élargissement des heures d'ouverture des groupes de médecine de famille et des CLSC.
En tout, Mme Marois indique que ces mesures nécessiteront des investissements supplémentaires de 135 millions de dollars sur trois ans. Elle estime que le budget global du système de santé demeurera à quelque 43 % du budget total de l'État.
Retour sur la campagne de 2007
Les promesses du Parti québécois: |
Valoriser la pratique
La chef péquiste entend aussi valoriser la pratique de la médecine familiale auprès des étudiants en médecine, notamment en favorisant les contacts entre les jeunes et les médecins qui pratiquent déjà.
Le PQ veut également lancer un programme de valorisation des professions en santé.
Pauline Marois souhaite aussi rendre le réseau de la santé plus efficace, notamment en achevant l'informatisation du réseau en développant un dossier patient électronique dans tous les établissements.
Engagement envers un système public
Enfin, Mme Marois rappelle l'engagement de son parti envers un système de santé public et assure qu'elle n'ouvrira pas davantage la porte au privé. Elle dit que, si elle est élue, elle reverra la loi 33 pour empêcher un accès plus grand aux chirurgies qui pourraient être effectuées au privé. La chef péquiste n'entend toutefois pas revenir sur ce qui est déjà possible de faire en cliniques privées en vertu de la Loi 33.
Aide à domicile
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Plus tard, en compagnie de son candidat dans Saint-François, le docteur Réjean Hébert (spécialisé dans les questions touchant les personnes âgées), Pauline Marois a présenté un plan de renforcement du programme de maintien à domicile destiné aux aînés.
Un gouvernement péquiste, promet Pauline Marois, ajouterait 100 millions sur cinq ans, soit 20 par année, au 400 millions déjà prévu pour assurer des soins à domiciles aux personnes âgées.
Le docteur Hébert a souligné que ces mesures, en plus de contribuer à améliorer les conditions de vie des gens concernés, aideraient à désengorger le système de santé, y compris les urgences.
Un plan mis à mal par les libéraux
![]() Yves Bolduc, ministre de la Santé du Québec |
Le Parti libéral a réagi à ces engagements par la voix d'Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux et candidat du Parti libéral du Québec dans Jean-Talon.
Le candidat souligne que le gouvernement péquiste n'avait mis en place que 17 groupes de médecine familiale, « alors qu'aujourd'hui on en compte 180. »
Il reproche aussi à la formation politique de Pauline Marois de n'avoir jamais fait preuve par le passé de volonté réelle d'achever l'informatisation du réseau de la santé.
Et sur la question des soins à domicile, le Dr Bolduc déclare que le gouvernement libéral a investi 362 millions de dollars supplémentaires depuis 2003.