Action démocratique du Québec
Mario Dumont admet ouvertement qu'il porte une part de responsabilité dans les difficultés que connaît son parti, difficultés reflétées dans les récents sondages.
En entrevue à l'émission Les coulisses du couloir, à l'antenne de Radio-Canada, le chef de l'Action démocratique du Québec s'est livré à une sorte d'examen de conscience, reconnaissant que l'action de son équipe au cours des dix-huit derniers mois a pu s'avérer décevante pour les électeurs. Et il en assume pleinement la responsabilité.
« Comme opposition officielle, je suis conscient que des gens ont été déçus, ils voulaient du changement, et que cela arrive plus vite. Moi, j'en assume pleinement la responsabilité comme chef. »- Mario Dumont
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Ce qui ressemble à une amorce de mea culpa de la part du chef se colore cependant en demi-teinte, puisque Mario Dumont évoque comme circonstances atténuantes le manque d'expérience d'un caucus qui a gonflé très rapidement. En effet, après avoir été seul représentant de l'ADQ pendant huit ans à l'Assemblée nationale, Mario Dumont a reconnu qu'il avait eu de la difficulté à composer avec une équipe de 41 députés à l'issue du scrutin de 2007.
Il est vrai, concède Mario Dumont, que l'équipe a montré des marques d'inexpérience, mais jamais, au grand jamais, elle n'a perdu le feu sacré, précise-t-il.
À coeur ouvert chez lui
Devant des militants de sa circonscription de Rivière-du-Loup, Mario Dumont a repris ce message, le détaillant devant son public.
Il a expliqué que ses 36 nouveaux députés « ont eu très très peu de temps pour apprendre, on a demandé d'eux qu'ils soient excellents, tout de suite. »
Est-ce qu'il y a eu des erreurs de parcours? La réponse est oui.
Est-ce qu'il y a eu des erreurs de manque d'expérience? Ça se peut! Est-ce que moi-même j'ai pu faire des erreurs? La réponse est oui!- Mario Dumont |
Mario Dumont ajoute qu'il n'a sans doute pas toujours su utiliser au mieux les forces vives de son équipe dans le rôle d'opposition officielle, mais ajoute que les attentes par rapport à l'Action démocratique du Québec étaient très élevées.
Jurant de garder la flamme, Mario Dumont invite maintenant les siens à regarder vers demain.
Je vous annonce qui reste une autre vitesse sur notre tracteur!- Mario Dumont
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Retour sur les grands axes
Au cours de l'entrevue accordée à Radio-Canada tout comme devant ses militants, Mario Dumont est par ailleurs revenu sur les grands thèmes de sa campagne qui, dit-il, s'attache pour sa part à parler aux gens des vraies choses, celles qui touchent leur vie quotidienne.
À ceux qui reprochent à l'ADQ d'avoir essentiellement les mêmes initiatives que pendant la campagne de 2007, Mario Dumont y voit un signe de cohérence. Il ajoute que son parti est allé plus profondément dans l'analyse de chacune des idées proposées, pour présenter un programme plus fouillé, dit-il.
Mario Dumont a entre autres évoqué quelques-uns des grands axes de sa plateforme, comme la lutte contre le décrochage scolaire, qui passe, rappelle-t-il, par la réhabilitation de valeurs fondamentales telles que la culture de l'effort et de la discipline. (Pour des détails sur les engagements adéquistes dans ce domaine, lisez notre article).
En santé, il a rappelé que l'ADQ prône l'instauration d'un système mixte, « comme on en voit en Europe ou ailleurs », avec la sauvegarde d'un système public fort, mais appuyé par des services privés complémentaires.
« Le monopole d'État qu'on a créé ici, il n'y a presque pas de pays qui l'ont choisi, parce que c'est synonyme d'inefficacité. »- Mario Dumont
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Le chef est aussi revenu sur la question de l'intégration des immigrants à la société québécoise, qui doit se faire, dit-il, dans l'harmonie et le respect des valeurs québécoises fondamentales.
« L'élection d'un président noir aux États-Unis nous rappelle l'importance de l'intégration, au Québec, on a choisi l'intégration. »
Mario Dumont sera ensuite à Québec pour assister à la partie de hockey opposant les Remparts de Québec aux Moosehead de Halifax.