PQ
![]() Photo: La Presse Canadienne /Jacques Boissinot Pauline Marois dans Charlevoix le 15 novembre 2008 |
Un gouvernement péquiste débloquerait au moins 170 millions de dollars d'argent frais pour divers projets d'amélioration de la région de la Capitale-Nationale.
La chef du Parti québécois Pauline Marois en a fait l'annonce, samedi matin, à Québec, alors qu'elle dévoilait ses engagements pour la région.
Le PQ propose une série de mesures dans les secteurs de l'économie, du tourisme, des transports en commun et de la culture.
Les infrastructures
Le Parti québécois promet d'investir dans les infrastructures de la capitale du Québec, notamment en appuyant la construction d'un centre de dédouanement à l'aéroport Jean-Lesage au coût de 10 millions de dollars.
Le PQ promet aussi de compléter la promenade Samuel-de-Champlain au coût de 65 millions, et de dépenser 10 millions pour recouvrir l'anneau de glace Gaétan-Boucher.
Pauline Marois veut aussi débloquer au moins 50 millions de dollars pour participer à la construction d'un nouveau Colisée, à la condition qu'il soit construit en bois du Québec. Dans le cas du développement du mont Sainte-Anne, Mme Marois affirme qu'un gouvernement péquiste appuierait toute initiative du secteur privé.
Le PQ promet également de favoriser la tenue d'événements culturels et sportifs de grande envergure à Québec. À ce sujet, un gouvernement péquiste ajouterait 5 millions de dollars à l'entente entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications afin d'assurer, entre autres, la reprise du Moulin à images en 2009.
Les transports en commun
Afin d'améliorer l'offre et l'achalandage en transport collectif, le Parti québécois investira 30 millions de dollars dans divers projets, par exemple augmenter le nombre de stationnements incitatifs aux terminus des lignes de Métrobus.
Le PQ veut aussi étudier l'établissement d'une voie réservée sur le pont Pierre-Laporte et des voies réservées sur d'importantes artères de la capitale, par exemple Dufferin-Montmorency, et les autoroutes Laurentienne, Charest et Robert-Bourassa.
Les critiques critiquées
Pauline Marois a été appelée, en point de presse, à se défendre encore une fois contre les critiques d'anciens représentants de son parti au sujet de problèmes d'organisation du PQ dans la région de Québec.
Mme Marois a alors avoué que la tâche d'encadrer ses militants était impossible, déclenchant des rires chez ses candidats qui l'entouraient.
Pauline Marois reconnaît encore une fois que ces critiques et soubresauts sont agaçants, mais elle refuse d'y voir l'oeuvre de militants déçus qui tentent de torpiller sa campagne.
Au sujet des critiques sur les problèmes d'organisation de son parti dans la région de Québec, rapportés par le quotidien Le Soleil, la chef péquiste a affirmé que son parti a été un peu pris de court par le déclenchement des élections.
Mme Marois soutient que les propos de l'ex-député péquiste de Bellechasse, Claude Lachance, et de l'ex-organisateur du PQ dans la circonscription de Jean-Lesage, Jean-François Jacob, étaient mal avisés parce qu'ils n'ont plus une vision de l'intérieur sur l'état réel des choses.
Mme Marois a dit qu'elle disposait d'une organisation suffisante pour aller rechercher la confiance des électeurs sur le terrain dans la région de la capitale.
D'autre part, la chef péquiste a refusé de commenter un récent sondage qui place son parti derrière les libéraux, qui ont creusé leur avance depuis le mois dernier.
Mme Marois a toutefois affirmé que si elle ne commente pas les enquêtes d'opinion, elle ne les ignore pas pour autant.
Elle a même évoqué la possibilité que cette plus récente lecture de l'opinion publique puisse donner un petit coup de fouet à ses troupes.