Santé

Les médecins de la discorde

Mise à jour le vendredi 14 novembre 2008 à 13 h 42
Médecin de famille

Le thème de la santé a donné lieu à une passe d'armes entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) au cours de cette campagne électorale.

D'un côté, le PQ reproche au Parti libéral de véhiculer des faussetés au sujet des admissions de nouveaux étudiants en médecine au Québec. Les libéraux rétorquent qu'ils ont hérité d'une situation catastrophique en matière de santé, lors de leur arrivée au pouvoir en 2003. Qui dit vrai?

Vérification faite auprès du ministère de l'Éducation, le parti de Pauline Marois a haussé le nombre d'inscriptions en médecine de 25 % de 1994 à 2003. En 1994, à l'arrivée du PQ au pouvoir, les facultés de médecine comptaient 536 inscriptions. Ce nombre a chuté à 452 au plus fort des compressions budgétaires du gouvernement péquiste. Mais à partir de l'an 2000, et jusqu'à sa dernière année de mandat, le parti n'a cessé d'augmenter ce nombre pour atteindre 674.

« Ça prend dix minutes pour mettre un médecin à la retraite, ça prend dix ans pour en former un autre », a toutefois déclaré Jean Charest.

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Pas d'effet avant 2010

Les effets des augmentations dans les cohortes d'étudiants en médecine ne se feront pas sentir avant quelques années sur le terrain, selon le Dr Yves Lamontagne, président du Collège des médecins du Québec. Il ne prévoit pas d'augmentation notoire des effectifs avant 2010.

Selon le calcul du premier ministre sortant, les premières augmentations notables des effectifs médicaux au Québec, en 2010, seront en fait le résultat des augmentations des inscriptions en médecine décidées par le Parti québécois il y a 10 ans.

Jean Charest souligne aussi que, depuis cinq ans, le nombre d'étudiants dans les facultés de médecine au Québec a augmenté de 20 %.

Les pharmaciens mécontents

Devant les délais d'attente dans le système de santé, plusieurs profitent de la campagne électorale pour faire valoir leurs arguments.

C'est notamment le cas de Roxane Therrien, membre du conseil d'administration de l'Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec. « [Jean Charest] aurait intérêt à se faire soigner pour voir qu'il y a de l'attente. La pénurie, c'est dans toutes les professions et, actuellement, on n'en parle pas. Pour moi, c'est la santé d'abord, l'économie ensuite », a-t-elle déclaré en marge d'une conférence de presse de M. Charest, à Montréal, jeudi.



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