Parti québécois
![]() Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz Pauline Marois serre la main à des vétérans |
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a sévèrement critiqué le bilan du gouvernement Charest dans les grands projets de construction, en cette septième journée de campagne électorale.
Pour l'occasion, la chef péquiste a choisi de donner son point de presse devant l'Îlot Voyageur de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), dont la dette de 180 millions doit être assurée par le gouvernement. Selon elle, ce « fiasco » montre « l'incompétence et l'amateurisme » de Jean Charest et du Parti libéral.
Pauline Marois soutient que le gouvernement avait toutes les informations nécessaires pour agir et empêcher « ce fiasco ».
« Mais il [Jean Charest] a fait comme d'habitude, il est resté les bras croisés et il s'est traîné les pieds. Le résultat c'est qu'aujourd'hui nous avons un monument à la gloire de l'incompétence libérale. »- Pauline Marois
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Elle croit que les grandes institutions, comme les universités, doivent être imputables et doivent s'assurer de respecter les coûts et les échéanciers.
Mme Marois a également abordé ce qui est, selon elle, l'autre fiasco du gouvernement dans la région de Montréal, soit la construction du CHUM. La chef péquiste a dénoncé la hausse de la facture en raison des délais de construction qui se multiplient et la décision de démolir l'hôpital Saint-Luc.
« C'est pathétique, ça démontre l'improvisation des libéraux. On étudie ce projet depuis cinq ans et ce n'est que depuis quelques jours que M. Charest a finalement décidé de démolir Saint-Luc », a-t-elle déclaré.
La chef ajoute qu'un éventuel gouvernement péquiste pourrait annuler la décision du gouvernement Charest de construire le CHUM sur l'emplacement de l'hôpital Saint-Luc. Elle dit que, si elle est élue, son gouvernement prendrait trois mois pour étudier le dossier et construire le CHUM à un autre endroit, si cela s'avère la meilleure solution. Mais elle dit souhaiter que le CHUM soit construit à l'endroit prévu actuellement.
Retour sur la crise de la listériose
Lors d'une visite à la Fromagerie Hamel du Marché Jean-Talon, à Montréal, Pauline Marois a dénoncé la gestion de la crise de la bactérie listeria par le gouvernement Charest. Des milliers de kilogrammes de fromage avaient alors été détruits de manière préventive, causant d'importantes pertes financières aux fromagers.
« Nous, ça nous fait mal au coeur ce qui vous est arrivé », a-t-elle lancé à une préposée de la fromagerie, qui se plaignait de cette « journée noire ».
Les sondages
Pauline Marois n'a par ailleurs pas voulu commenter le sondage publié mardi qui montre une remontée du PQ dans les intentions de vote (lire la nouvelle). Elle s'est contentée de dire qu'elle pense que les électeurs voient davantage le PQ comme la véritable solution de rechange au PLQ.
La chef péquiste a aussi admis avoir connu des journées difficiles dernièrement, notamment avec les bousculades entre militants péquistes dans L'Assomption et le contestataire Jean-Caude St-André, ainsi que le document interne la qualifiant de snob. Elle estime cependant que c'est dans l'adversité que l'on juge de la qualité des personnes.
Finalement, Mme Marois a été questionnée sur le fait qu'elle attaque très peu le chef adéquiste Mario Dumont, bien qu'elle fasse beaucoup campagne dans des circonscriptions adéquistes. Mme Marois a été très claire, signifiant que « c'est Jean Charest que je veux remplacer ».