Parti libéral du Québec
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Le chef libéral Jean Charest a présenté ses engagements pour la ville de Québec, mardi, dans une région qui a largement voté adéquiste aux dernières élections.
Devant la Jeune chambre de commerce de Québec, M. Charest a affirmé que, s'il est réélu, il investira 135 millions de dollars pour réaliser de grands projets dans la région de la Vieille Capitale.
Ainsi, un éventuel gouvernement libéral investirait 50 millions pour la construction d'un nouvel amphithéâtre. Ce projet serait parrainé par le secteur privé.
« Une ville comme Québec doit être capable d'accueillir les plus grands événements sportifs et culturels. Ce serait agréable de recevoir ou Céline Dion ou Paul McCartney l'été comme l'hiver. [...] Je veux que Québec devienne une escale obligée pour les grandes tournées de spectacles nord-américaines et une ville de choix pour les plus grandes rencontres sportives. »- Jean Charest
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M. Charest s'engage aussi à investir 9 millions pour couvrir l'anneau de glace Gaétan Boucher.
S'il est réélu, un gouvernement libéral prolongerait également la promenade Samuel-De-Champlain, le long du fleuve Saint-Laurent. Il s'agit d'un projet de 65 millions.
Le chef libéral affirme aussi qu'il donnerait son appui à la ville de Québec si celle-ci dépose sa candidature pour accueillir les Jeux olympiques en 2018 ou en 2022.
« Il n'y a pas une ville au monde qui est mieux placée pour recevoir les Jeux olympiques d'hiver que la ville de Québec. C'est ma conviction. »- Jean Charest
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Jean Charest a également relancé l'idée d'un train rapide faisant la liaison Québec-Windsor, en Ontario. Selon lui, ce projet aurait dû être réalisé depuis plusieurs années. Il affirme avoir demandé au premier ministre du Canada, Stephen Harper, d'appuyer et de mettre en oeuvre le projet.
Un enjeu de taille
Aperçu des élus du dernier scrutin pour la région de la Capitale-Nationale: ADQ:7, LIB: 2, PQ: 2 |
Un maire heureux
Le maire de Québec, Régis Labeaume, s'est réjoui de ces annonces, qui mettent en valeur sa liste de priorités. « Je suis très impressionné. On espère la même chose de tous les candidats, mais quand ça vient du premier ministre, il y a un petit poids supplémentaire. On est fier du ministre responsable de notre région », a-t-il déclaré. (Détail de la réaction du maire de Québec)
Les sondages et la gestion économique
Questionné au sujet des résultats du sondage Léger Marketing publié mardi, qui révèle une baisse d'appuis au PLQ, notamment chez les francophones, M. Charest dit ne pas s'en formaliser. Il soutient qu'il y aura beaucoup de sondages au cours de la campagne, que les données peuvent changer de jour en jour et que, de toute façon, le vrai sondage aura lieu le 8 décembre.
M. Charest a rappelé que les Québécois n'ont en fait qu'une seule question à se poser en vue du scrutin, soit qu'elle est la meilleure équipe pour aider le Québec à traverser la crise économique qui s'en vient.
Le chef libéral en a profité pour critiquer ses adversaires, surtout la chef péquiste Pauline Marois. Il a rappelé que Mme Marois était membre du comité des priorités du gouvernement lorsque le Parti québécois a coupé les salaires de 20 % dans la fonction publique et augmenté la taxe de vente à 9 % dans les années 1980.
« Il faut faire le constat. Quand Pauline Marois gère, ça coûte cher », a-t-il déclaré.
Jean Charest a également servi quelques flèches au chef adéquiste Mario Dumont, soutenant qu'il était « difficile à suivre » dans ses orientations, notamment en ce qui concerne la privatisation partielle d'Hydro-Québec.
De l'argent pour à l'aéroport Jean-Lesage
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Poursuivant sa série d'annonces dans la capitale nationale, en après-midi, Jean Charest a promis, s'il est réélu, d'accorder un aide de 10 millions de dollars pour le centre de prédédouanement de l'aéroport Jean-Lesage de Québec.
Ce centre, a-t-il dit, facilitera les procédures de voyage pour les passagers, mais nécessitera des engagements des gouvernements américain et canadien, car il s'agit de prérogatives fédérales.
De plus, un gouvernement libéral réélu dégagerait un million de dollars pour faire de l'aéroport Jean-Lesage une zone Wi-Fi. Cette technologie rendra accessible Internet sans fil non seulement dans l'établissement aéroportuaire, mais sur l'ensemble du territoire de la ville de Québec.
Questionné sur le revirement de Pauline Marois qui juge finalement que le projet de loi 85 n'était pas si mauvais, M. Charest a fait remarquer que la chef péquiste vient de faire « un virage à 190 degrés ». Il en a profité pour dire que le Québec a besoin de stabilité et d'un gouvernement qui pourrait l'incarner.
Projet de loi 85
Le projet de loi 85, qui modifie la loi sur le déficit zéro, a été déposé en mai 2008. Il permet à Québec de créer une réserve avec les profits d'Hydro-Québec pour éviter un déficit. Si le projet de loi avait été adopté, le Québec obtiendrait un surplus de 556 millions de dollars au terme de l'exercice financier 2008-2009. |
Pas de retard dans les projets
Interrogé par ailleurs par les journalistes sur le retard que pourraient accuser les projets inscrits dans le cadre de Chantiers Canada, en raison de la présente campagne électorale, le chef libéral a indiqué que les discussions sur les ententes spécifiques sont en cours.
Selon lui, cet ambitieux programme d'infrastructures ne sera pas retardé si l'argent fédéral est débloqué à temps.
Même si le gouvernement fédéral a fait savoir qu'il attendrait la fin de la campagne québécoise avant de concrétiser les projets, le chef libéral n'a exprimé aucun regret mardi. Il a affirmé qu'il n'y avait aucun projet retardé ou sur la voie d'évitement, même si les ententes spécifiques ne sont pas encore signées avec le gouvernement de Stephen Harper.
« S'ils [les conservateurs] disent qu'ils ne veulent pas se mêler politiquement de la campagne électorale, les gens vont convenir que c'est normal, mais est-ce que tout est arrêté? Non! », plaide-t-il.
Les projets de Chantiers Canada prévus au Québec touchent notamment le Peps de l'Université Laval à Québec, le quartier des spectacles de Montréal, des musées ainsi que certains tronçons routiers.
Le PQ et l'ADQ n'en démordent pas et soutiennent que le chef libéral est le principal responsable de la situation. Pour le PQ, il ne fait aucun doute que le report des projets est une riposte d'Ottawa aux attaques de Jean Charest contre le gouvernement Harper pendant la campagne fédérale.
« C'est un autre prix à payer pour l'élection déclenchée à ce moment-ci », dit la chef péquiste Pauline Marois.
De son côté, Mario Dumont estime que Jean Charest a été irresponsable. « Ça nous démontre que l'économie d'abord, c'est un gros mensonge. S'il s'était occupé de l'économie d'abord, il se serait occupé de choses comme celle-là », affirme le chef adéquiste.