PQ
![]() Photo: La Presse Canadienne /Peter McCabe Scott McKay |
L'ancien chef du Parti vert, Scott McKay, a été élu candidat du Parti québécois dans la circonscription de l'Assomption, à l'est de Montréal.
Son investiture a donné lieu à des échauffourées, après le rejet par le Parti québécois de la candidature de l'ex-député de la circonscription, Jean-Claude St-André. M. McKay était d'ailleurs absent de l'assemblée d'investiture pour des raisons de sécurité.
Des policiers se sont rendus sur les lieux en milieu d'après-midi samedi.
« On ne souhaite pas, en démocratie, des comportements de cette nature. Cependant, il y a une décision du conseil exécutif national qui a refusé la candidature de M. Jean-Claude St-André, à cause d'un certain nombre de raisons graves, ce qui est prévu dans les statuts du parti », a déclaré la présidente de l'exécutif national, Monique Richard.
Personne ne souhaite que les gens se tapent sur la gueule, mais en même temps je pense que ça s'est fait à l'extérieur de la salle. On est intervenus, les gens du parti qui étaient là, pour ramener les gens à l'intérieur pour que les choses se fassent correctement.- Monique Richard, présidente de l'exécutif national
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Le PQ a rejeté la candidature de Jean-Claude St-André parce qu'il ne s'est pas rallié à la décision de ne pas tenir obligatoirement un référendum dès l'arrivée au pouvoir de la formation politique.
![]() Des militants péquistes se bousculent dans L'Assomption. |
En point de presse à Saint-Eustache plus tôt samedi, la chef péquiste Pauline Marois a affirmé que le rejet de la candidature de Jean-Claude St-André est aussi lié au fait qu'il a refusé de s'engager à ne pas contracter d'emprunt au cours la campagne électorale dans L'Assomption, en banlieue nord de Montréal.
M. St-André, qui a été député de cette circonscription de 1996 à 2007, entend contester cette décision.
« Nous avons eu un conseil national, en mars dernier, nous avons convenu ensemble de certaines orientations et Jean-Claude St-André ne s'est pas rallié, a déclaré Mme Marois. Devant ça, l'exécutif national a décidé qu'il ne pouvait être candidat pour le Parti québécois à cette élection », a précisé la chef du Parti québécois.
Un membre de l'exécutif de L'Assomption, Michel Parent, se serait fait refuser l'accès au conseil exécutif national élargi du PQ, à Saint-Eustache, sous prétexte qu'il n'était pas invité. Le parti s'y réunit pour adopter son programme électoral.
M. Parent était venu déposer une résolution qui, selon lui, émanait des membres de l'association de comté, afin d'annuler l'investiture de Scott McKay. « Ce que ça veut dire, c'est qu'il n'y a pas de démocratie qui s'applique actuellement dans le parti », a déploré Michel Parent. Et d'ajouter: « On demande juste à ce qu'il y ait une élection en bonne et due forme. »
Ces incidents ont suscité le mécontentement de Marc Laviolette, membre du conseil exécutif du PQ. « Le but de la réunion c'est de décider de la plateforme électorale. On est en train de passer carrément à côté de la plaque », a-t-il déploré.
À la sortie du conseil exécutif, Mme Marois a parlé de « gestes inacceptables » au sujet des échauffourées. « Ça m'ennuie, ça me fait de la peine », a-t-elle déclaré. Elle estime que M. McKay a été choisi « par les gens de l'Assomption » et qu'il ferait un très bon député s'il était élu.