Parti québécois

L'identité avant tout

Mise à jour le samedi 8 novembre 2008 à 10 h 05
Pauline Marois

Photo: Ryan Remiorz

Pauline Marois

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a longuement parlé d'identité et de souveraineté, vendredi soir à Montréal.

Lors de son allocution prononcée à l'occasion de l'investiture de la candidate Louise Beaudoin dans Rosemont, Mme Marois a insisté sur la nécessité de protéger et de promouvoir la culture québécoise et la langue française.

« Nous allons gouverner le Québec comme une nation, nous ferons grandir la culture québécoise », a-t-elle déclaré.

Louise Beaudoin, qui a pris la parole avant sa chef, a fait un plaidoyer pour la préservation du français, notamment à Montréal.

Francisation obligatoire

L'ex-ministre a laissé entendre que le PQ rendrait obligatoire l'apprentissage du français pour les nouveaux arrivants. Elle a ajouté qu'il s'agit d'une obligation raisonnable, puisque les immigrants qui décident de venir s'installer au Québec connaissent le caractère français de la province.

Cette obligation d'apprentissage s'accompagnerait d'un engagement de Québec de rendre disponible les cours de francisation, ce qui n'est pas le cas en ce moment.

Cette obligation pourrait faire partie de la plateforme électorale du PQ, qui sera dévoilée samedi.

Rappelons que ce n'est pas la première fois que le PQ songe à soumettre les nouveaux arrivants à une telle obligation, qui a été déjà évoquée en octobre 2007 par Pauline Marois dans son projet de loi sur l'identité québécoise.

Le PQ proposait que tout nouvel arrivant signe un « contrat d'intégration » avec la société québécoise. Ce contrat d'une durée de trois ans l'aurait obligé à apprendre le français.

L'idée d'instaurer une espèce de citoyenneté québécoise, comme préconisée par le PQ, avait soulevé les critiques de ses adversaires. Ce projet de loi avait été qualifié d'anticonstitutionnel par certains experts.

Retour marqué de Louise Beaudoin

Louise Beaudoin

Louise Beaudoin

Revenue en politique après une brève absence, Louise Beaudoin a prononcé un discours passionné axé notamment sur l'identité québécoise.

Parlant de la langue française, qui connaît un recul à Montréal, selon elle, elle a critiqué le gouvernement libéral pour son « absence de volonté » dans ce dossier.

Elle a plaidé pour la rédaction d'une nouvelle charte française, qui serait incluse dans la Charte des droits et des libertés.

Outre la nécessité de rendre obligatoire le français pour les nouveaux arrivants, Mme Beaudoin veut aussi contraindre les entreprises de moins de 50 employés d'adopter le français comme langue de travail.

Il faut aussi, de l'avis de la candidate péquiste, « se soustraire au multiculturalisme canadien qui nous dessert ». Reprenant une revendication du Bloc québécois, elle a indiqué que les entreprises sous juridiction fédérale, implantées au Québec, doivent être soumises à la loi 101.

Louise Beaudoin a conclu qu'elle était revenue en politique pour « défendre la culture et la langue, mais aussi pour l'indépendance ».



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