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L'économie au premier plan

Mise à jour le jeudi 6 novembre 2008 à 10 h 04

Au deuxième jour de la campagne électorale, le chef libéral Jean Charest a présenté son plan économique.

Le plan de M. Charest s'articule autour de quatre grands axes, soit l'emploi, le pouvoir d'achat des Québécois, le soutien aux entreprises et le développement de l'espace économique.

Devant la Chambre de commerce de Québec, M. Charest a annoncé qu'un éventuel gouvernement libéral augmentera de 10 % le rythme des investissements dans les infrastructures, pour les porter de 37 milliards de dollars à 41 milliards d'ici 2013.

Selon M. Charest, chaque tranche de un milliard de dollars investis dans ce domaine représente la création de 8000 emplois directs. Sur cinq ans, il estime que cette mesure pourrait créer 100 000 emplois.

« Il y a là-dedans un geste stratégique parce que nos infrastructures, ça augmente la productivité, ça améliore la qualité de vie, parce qu'on a pris un retard. Ça nous donne une croissance économique qu'on n'aurait pas autrement et en plus, sur un territoire aussi grand que celui du Québec, c'est des emplois et c'est des jobs dans les régions du Québec. »- Jean Charest

Il a aussi annoncé qu'il augmenterait le salaire minimum de 50 ¢ l'heure en 2009 et d'encore 50 ¢ l'heure en 2010 pour le porter à 9,50 $ l'heure.

Pour le soutien aux entreprises, le chef libéral a annoncé que Québec débloquerait un milliard, soit 500 millions en 2009 et 500 millions en 2010, pour que la Société générale de financement investisse dans les petites et moyennes entreprises au Québec. Un second milliard serait aussi rendu disponible sous la forme de prêts ou garanties de prêts.

Un gouvernement libéral assumera aussi 75 % des coûts pour la formation de la main-d'oeuvre.

Lors de la présentation de son plan, M. Charest a affirmé que, pour traverser une éventuelle crise économique, il est impératif de protéger les emplois des travailleurs québécois de même que leur pouvoir d'achat.

« Si les Québécois choisissent de s'unir autour de nous, nous allons ensemble passer à travers cette période de turbulence économique pour en sortir plus forts. Face aux difficultés qui se poseront, on va faire ce qui doit être fait pour faire travailler les gens, pour aider les entreprises, pour soutenir le pouvoir d'achat. Mais on va surtout se préparer pour la suite des choses. On va être ambitieux. [...] On est capable d'être parmi les meilleurs au monde. C'est ça notre destin. »- Jean Charest
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Les états financiers, pas un secret

Soumis à la pression du PQ et de l'ADQ, le chef libéral a laissé entendre jeudi qu'il n'était pas contre la publication des états financiers du gouvernement.

« On va regarder ça » et une réponse pourrait venir « dans les prochaines heures », a-t-il dit tout en précisant qu'il n'y avait aucun secret à rendre publiques les données financières du gouvernement.

Les chefs adéquiste et péquiste ont tous deux autorisé, par écrit, le vérificateur général à rendre publics les états financiers du gouvernement, même si les parlementaires ne siègent pas.

Pauline Marois et Mario Dumont jugent inconcevable de mener une campagne électorale sur le thème de l'économie sans connaître le portrait exact. Ils soupçonnent Jean Charest de vouloir cacher les chiffres en cette campagne électorale.

Charest investi à Sherbrooke

Jean Charest a été investi, jeudi soir, comme candidat du PLQ dans la circonscription de Sherbrooke.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, il a insisté sur la nécessité pour les Québécois d'élire un gouvernement majoritaire pour affronter la tempête économique en vue.

Et la meilleure équipe, selon lui, est celle du Parti libéral, qui a « bien géré » et a mieux préparé la province à affronter les soubresauts de la crise financière mondiale.

Dans les circonstances actuelles, « le Québec ne peut être dirigé avec trois paires de mains sur le gouvernail ou sur le volant », a-t-il déclaré.

M. Charest a décoché quelques flèches à l'endroit de Mario Dumont et de Pauline Marois. Pour lui, les chefs adéquiste et péquiste veulent tous les deux puiser de l'argent dans les poches des contribuables, le premier en préconisant une privatisation partielle d'Hydro-Québec et la deuxième en prônant une hausse de la taxe de vente.



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