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Les Canadiens iront aux urnes le 2 mai

Mise à jour le samedi 26 mars 2011 à 23 h 43

Le chef conservateur, Stephen Harper, à sa sortie de Rideau Hall.

Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld

Le chef conservateur, Stephen Harper, à sa sortie de Rideau Hall.

Stephen Harper annonce la tenue d'élections générales au Canada le 2 mai prochain.

Comme le veut la tradition, le chef conservateur a déclenché le processus électoral en se rendant ce matin à la résidence du gouverneur général du Canada, David Johnston, pour lui demander de dissoudre la Chambre des communes.

« À la suite des événements décevants d'hier, j'ai rencontré son excellence, le gouverneur général, qui a accepté de dissoudre le Parlement », a déclaré Stephen Harper à sa sortie de Rideau Hall.

Cette démarche de Stephen Harper, dont le parti a été renversé en Chambre vendredi par une motion de censure de l'opposition, donne le coup d'envoi officiel de la campagne électorale qui s'échelonnera sur 36 jours. Soit la durée minimale prévue par la loi canadienne.

Il s'agit de la 41e élection fédérale à se tenir au Canada depuis la fondation du pays, en 1867.

Sans perdre davantage de temps, le chef du Parti conservateur s'est mis en mode électoral en accusant l'opposition de « forcer la tenue d'élections dont le pays n'a pas besoin ».


Harper évoque le spectre d'une coalition

Assurant les électeurs que son parti faisait de la santé de l'économie canadienne sa priorité absolue, Stephen Harper est revenu à plusieurs reprises sur la formation d'une probable coalition entre le Bloc québécois, le NPD et le Parti libéral.

Les partis d'opposition ont fait leur choix, c'est au tour des Canadiens de faire le leur. Ils auront le choix entre un gouvernement national stable ou une coalition broche à foin.

— Stephen Harper, chef du Parti conservateur du Canada

« Imaginez une coalition d'archicentralisateurs et de souverainistes québécois tentant de collaborer. La seule chose sur laquelle ils pourront s'entendre sera de dépenser plus d'argent et d'augmenter les taxes et les impôts pour financer ces dépenses », a lancé le chef conservateur devant la résidence du gouverneur général.



Pas de coalition en vue assurent les libéraux

Ayant pressenti le coup, le Parti libéral a rapidement publié un communiqué dans lequel son chef, Michael Ignatieff, assure les Canadiens qu'il n'est pas question de former une coalition avec ses adversaires du Bloc ou du NPD.

En point de presse après le premier ministre Harper, le chef du Parti libéral Michael Ignatieff a réitéré son engagement auprès des Canadiens de ne pas participer à un gouvernement de coalition.

« Je parle d'un gouvernement libéral, j'exclus catégoriquement un gouvernement de coalition », a martelé M. Ignatieff. « Je ne voulais pas passer 36 jours avec des ambiguïtés », a-t-il ajouté, en précisant que c'était pour cette raison qu'il tenait à répéter sa position aujourd'hui.

Michael Ignatieff s'adresse aux journalistes après le déclenchement des élections par Stephen Harper.

Photo: La Presse Canadienne /Ryan Remiorz

Michael Ignatieff assure qu'il n'a pas l'intention de former de coalition avec le Bloc et le NPD.

Les conservateurs de Stephen Harper accusent les libéraux de vouloir « s'acoquiner avec des socialistes et des séparatistes ». Les troupes de M. Harper ont l'intention de ressasser ce thème durant les 36 jours de la campagne électorale.

Michael Ignatieff écarte toute possibilité de coalition, mais il ne ferme toutefois pas la porte à une collaboration, au cas par cas, avec les autres partis si sa formation politique remporte les élections.

Le chef des libéraux en a aussi profité pour décocher quelques flèches en direction des conservateurs.

C'est une élection à propos des pensions, pas des prisons. C'est une élection à propos de l'aide aux aidants naturels, pas des millions de dollars pour des avions de chasse.

— Michael Ignatieff, chef du Parti libéral du Canada

Michael Ignatieff a attaqué les conservateurs également sur le thème de l'économie. « Nous allons restaurer l'équilibre fiscal, nous allons nous sortir de ce trou fiscal qu'il a creusé [Stephen Harper], sans augmenter les impôts des contribuables [...] Qui prendra la défense des familles, qui protégera l'environnement, qui rétablira le prestige du Canada sur la scène internationale? Nous sommes le parti de l'espoir, nous sommes le parti de la démocratie », a conclu le chef des libéraux.



Mise en garde de Gilles Duceppe contre une majorité conservatrice

À Montréal, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a accusé le gouvernement de Stephen Harper d'avoir sciemment manoeuvré pour déclencher des élections.

Selon lui, les conservateurs ne visent rien d'autre qu'une majorité en Chambre qui leur permettra « d'imposer leur idéologie sans limite aucune ».

Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe lançant sa campagne le 26 mars 2011, à Montréal.

Photo: La Presse Canadienne /Paul Chiasson

Le chef du Bloc québécois Gilles Duceppe lançant sa campagne le 26 mars 2011, à Montréal.

Le risque que Stephen Harper obtienne une majorité est bien réel. Si cela arrivait, les conservateurs n'auraient plus aucune retenue. Ils seront libres d'imposer sans fin des politiques idéologiques contraires à nos intérêts et à nos valeurs.

— Gilles Duceppe, chef du Bloc québécois

Pour le chef du Bloc québécois, le gouvernement conservateur a érigé le mensonge et la tromperie en un système qu'il utilise pour cacher la vérité sur les coûts et les effets négatifs de ses politiques.

En ce qui a trait au Québec, Gilles Duceppe assure que les conservateurs ont fait une croix sur le Québec dans leur dernier budget, notamment en refusant d'y harmoniser les taxes de vente fédérale et provinciale. Un geste qui prive les Québécois de plus de 5 milliards de dollars, selon le chef du Bloc.

Sur la coalition...

Quant aux mises en garde de Stephen Harper sur la formation d'une éventuelle coalition NPD, PLC et Bloc, Gilles Duceppe a renvoyé la balle aux conservateurs. Il a rappelé, preuve à l'appui, qu'en 2004, Stephen Harper, lorsqu'il était à l'opposition, avait lui-même convoqué le NPD et le Bloc pour discuter de la formation d'une coalition pour renverser les libéraux.



Jack Layton n'écarte pas l'idée d'une coalition

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, a invité les Canadiens opposés aux politiques conservatrices de Stephen Harper à s'unir sous la bannière néo-démocrate.

Selon Jack Layton, les Canadiens doivent aujourd'hui travailler plus fort pour joindre les deux bouts, leurs revenus de retraite ne sont plus garantis tandis que les prix de l'énergie et de l'alimentation ne cessent de croître.

Jack Layton à Edmonton

Photo: La Presse Canadienne /Andrew Vaughan

Jack Layton arrive à Edmonton le 26 mars 2011.

Le chef du NPD a par ailleurs reproché aux conservateurs d'être indifférents au sort des citoyens qui sont toujours plus taxés alors qu'ils ont accordé d'importantes baisses d'impôts aux entreprises.

Accusant le gouvernement Harper d'avoir ignoré la réalité des ménages canadiens et des plus démunis, Jack Layton a promis de l'aide pour les familles pauvres, pour les personnes à la retraite ainsi que pour améliorer la qualité de soins de santé au pays.

En ce qui a trait à la coalition évoquée par Stephen Harper, Jack Layton n'en a pas fait mention dans son discours, mais a laissé entendre que son parti est prêt à travailler avec les autres partis aux Communes, que ce soit au cas par cas ou dans le cadre d'une entente plus formelle.

Samedi soir, Jack Layton s'est rendu en Alberta pour prononcer un discours à Edmonton où les circonscriptions sont des châteaux forts conservateurs, hormis Edmonton-Strathcona représentée par une néo-démocrate. Une fois de plus, il a rappelé que son parti est, selon lui, le seul qui puisse « barrer la route » à Stephen Harper.



Elizabeth May promet la civilité

La chef du Parti vert du Canada, Elizabeth May, a donné le coup d'envoi à sa campagne sur l'île de Vancouver, dans sa circonscription de Saanich-Gulf Islands. Elle se mesure entre autres au ministre d'État des Sports, le conservateur Gary Lunn.

Selon Mme May, les électeurs souhaitent des débats responsables et non les attaques négatives auxquelles la scène politique canadienne les a habitués.

La chef du Parti vert, Elizabeth May

Photo: La Presse Canadienne /Deddeda Stemler

La chef du Parti vert, Elizabeth May

En lançant sa campagne, Elizabeth May a déclaré qu'elle aimerait passer à la postérité en devenant la première députée élue du Parti vert.

Mme May n'avait pas réussi à atteindre son objectif lors des dernières élections fédérales en 2008. Elle se présentait notamment contre le ministre Peter MacKay en Nouvelle-Écosse, qui a été réélu. Elizabeth May s'est toutefois montrée encouragée par les gains réalisés par les membres du Parti vert qui ont été élus, l'an dernier, en Grande-Bretagne et en Australie.

La chef du Parti vert du Canada a affirmé que si elle était élue, elle lutterait sans relâche afin de ramener la civilité, la coopération et la responsabilité du côté d'Ottawa.

Ceux qui ne se représentent pas
Plusieurs députés ne solliciteront pas un nouveau mandat. Les voici par province et circonscription électorale.

Île-du-Prince-Édouard
Charlottetown - Sean Murphy (PLC)

Nouveau-Brunswick
New Brunswick Southwest - Greg Thompson (PCC)

Québec
Brome-Missisquoi - Christian Ouellet (BQ)
Gaspé-Îles-de-la-Madeleine - Raynald Blais (BQ)
Haute-Gaspésie-La-Mitis-Matane-Matapédia - Jean Yves Roy (BQ, avait déjà démissionné)
La Pointe-de-l'Île - Francine Lalonde (BQ)
Marc-Aurèle-Fortin - Serge Ménard (BQ)

Ontario
Kingston and the Islands - Peter Milliken (PLC)
Mississauga East-Cooksville - Albina GuarnierI (PLC)

Alberta
Calgary Centre-North - Jim Prentice (PCC, avait déjà démissionné)
Lethbridge - Rick Casson (PCC)

Colombie-Britannique
Burnaby-Douglas - Bill Siksay (NPD)
Chilliwack-Fraser Canyon - Chuck Strahl (PCC)
Delta-Richmond East - John Cummins (PCC)
Esquimalt-Juan de Fuca - Keith Martin (PLC)
Kootenay-Columbia - Jim Abbott (PCC)
Okanagan-Coquihalla - Stockwell Day (PCC)
Prince George-Peace River - Jay Hill (PCC, avait déjà démissionné)

Radio-Canada.ca avec Presse canadienne

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