Les partis et les chefs

Parti libéral du Canada Stéphane Dion

Parti libéral du Canada (PLC)

Stéphane Dion

Député de Saint-Laurent—Cartierville

Né à Québec le 28 septembre 1955, Stéphane Dion est le fils du politologue Léon Dion. Sa mère est française, ce qui lui confère une double nationalité.

Il obtient une maîtrise en science politique de l'Université Laval en 1979 et un doctorat d'État en sociologie de l'Institut d'études politiques de Paris, en 1984. Stéphane Dion entame alors une carrière d’enseignant à l'Université de Montréal jusqu’au 25 novembre 1995, date à laquelle il a été appelé par le premier ministre Jean Chrétien.

En janvier 1996, il devient ministre non élu des Affaires intergouvernementales et le mois de mars de la même année il est élu lors d’une élection complémentaire dans la circonscription de Saint-Laurent-Cartierville, au Québec. Il se fait réélire en juin 1997 et en novembre 2000.

Il est notamment l’instigateur de la loi sur la clarté référendaire, adoptée en mars 2000. Cette loi précise les circonstances dans lesquelles le gouvernement du Canada pourrait entreprendre une négociation sur la sécession d'une province, notamment le Québec.

Paul Martin, qui succède à Jean Chrétien au terme d’une bataille intestine, l’écarte du conseil des ministres en décembre 2003, mais Stéphane Dion réussit à se faire élire le 28 juin 2004 et à faire partie d’un gouvernement libéral minoritaire dans lequel il occupe le poste de ministre de l'Environnement.

Il conclut une entente internationale visant à prolonger la mise en œuvre du protocole de Kyoto au-delà de 2012, lors de la Conférence de Kyoto sur les changements climatiques, qui s’est tenue à Montréal en décembre 2005.

M. Dion est réélu le 23 janvier 2006, mais cette fois-ci dans l'opposition, après la victoire des conservateurs dans la foulée du scandale des commandites qui a éclaboussé les libéraux.

Stéphane Dion, qui se présente comme un homme honnête, parvient, à la surprise générale, à prendre les rênes du Parti libéral du Canada (PLC), le 2 décembre 2006. « Ma force, c’est d’être sous-estimé », lance-t-il après son élection.

Intellectuel qui traîne l’image d’un homme politique austère, Stéphane Dion fait des débuts difficiles à la tête du PLC. Peu populaire au Québec en raison, en partie, de son opposition viscérale à la souveraineté, il peine aussi à se faire une popularité dans le reste du Canada. Il reconnaît lui-même dans une entrevue-confession à la télévision de Radio-Canada qu’il doit changer de style et se défaire de la caricature dont il fait l’objet.

Du reste, des voix commencent à s’élever au sein du PLC pour réclamer le départ de M. Dion dans lequel ils ne voient pas l’envergure d’un chef de parti susceptible de mener ses troupes à la reconquête du pouvoir.

Stéphane Dion est l’auteur de plusieurs articles et ouvrages. En 1999, les presses universitaires McGill Queen's ont publié Le Pari de la franchise, un recueil de ses écrits et discours sur l'unité canadienne.

Stéphane Dion parle couramment français et laborieusement anglais, son talon d’Achille. Il est marié à Janine Krieber avec laquelle il a une fille, Jeanne.

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