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Bloc québécois (BQ)
Député de Laurier-Sainte-Marie
Né le 22 juillet 1947, Gilles Duceppe a grandi dans le quartier ouvrier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Il est titulaire d'un baccalauréat ès arts du Collège Mont-Saint-Louis et a suivi des études en sciences politiques à l'Université de Montréal.
Gilles Duceppe s’engage dès son jeune âge dans le militantisme étudiant et devient, en 1968, vice-président de l'Union générale des étudiants du Québec. En 1970, il dirige le journal étudiant Quartier Latin.
Devenu membre du Parti québécois en 1970, il travaille, cette même année, comme organisateur électoral pour le candidat Robert Burns. À partir de 1973, Gilles Duceppe se laisse tenter par l'extrême gauche, d'abord au sein du journal En lutte! , puis à la Ligue communiste marxiste-léniniste et au Parti communiste ouvrier (PCO).
Gilles Duceppe a été d’abord conseiller syndical à la Confédération des syndicats nationaux, avant de devenir le premier député élu sous la bannière du Bloc québécois en 1990. Il sera porté à la tête de cette formation politique en 1997.
Whip en chef de l’opposition officielle (1993-1996), chef de l’opposition officielle par intérim (1996), leader parlementaire de l’opposition officielle (1996-1997), chef de l’opposition officielle (1997), Gilles Duceppe a été aussi porte-parole du Bloc québécois en matière d’affaires indiennes, de multiculturalisme, de défense nationale, de travail, d’emploi, d’immigration, de condition féminine et d’anciens combattants.
Gilles Duceppe ne s’embarrasse guère des critiques qui tentent de réduire le Bloc québécois au rang de simple figurant à la Chambre des communes. Souverainiste invétéré, il fait de sa présence à Ottawa une nécessité pour défendre les intérêts du Québec.
La bonne performance du Bloc québécois aux élections fédérales de juin 2004 stimule la popularité de Gilles Duceppe. Lorsqu’ en juin 2005, au Québec, le chef du Parti québécois (PQ), Bernard Landry, décide de partir après un vote de confiance jugé insuffisant, les regards se tournent vers Gilles Duceppe, perçu comme le successeur idéal.
Après une valse-hésitation, le chef du Bloc décide de rester à Ottawa, mais le déchirant dilemme ne tardera pas à le rattraper. Le 8 mai 2007, André Boisclair annonce sa démission du PQ au lendemain d’une piètre performance électorale et, à nouveau, le nom de Gilles Duceppe est sur toutes les lèvres pour la succession. Après réflexion, le chef du Bloc décide enfin de se jeter dans l’arène provinciale, mais se ravise peu de temps après. Ses adversaires font leurs choux gras de cette spectaculaire volte-face, mais Gilles Duceppe, bien accueilli par les siens, ne s’en offusque pas outre mesure et retrouve aisément son poste de chef du Bloc.
Gilles Duceppe parle couramment français et anglais. Marié à Yolande Brunelle, il est père de deux enfants aujourd'hui adultes, Amélie et Alexis.