Mise à jour le vendredi 17 octobre 2008 à 14 h 51

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Le député libéral Joe Volpe

Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld

Le député libéral d'Eglinton-Lawrence et ex-ministre de l'Immigration, Joe Volpe

Pendant que le chef du Parti libéral, Stéphane Dion, demeure silencieux quant à son avenir, le député Joe Volpe a brisé la glace jeudi en réclamant de vive voix le départ de son chef.

L'ancien ministre de l'Immigration et député d'Eglinton-Lawrence, en Ontario, a déclaré au quotidien italophone de Toronto Corriere Canadese que Stéphane Dion devrait annoncer le plus tôt possible à ses militants qu'il ne dirigera pas le Parti libéral aux prochaines élections en ajoutant qu'il serait préférable qu'une course à la direction du parti soit tenue le plus tôt possible.

Plus tard en journée, Joe Volpe a précisé son point de vue sur les ondes de CTV Newsnet en déclarant à propos de Stéphane Dion: « Les circonstances étant ce qu'elles sont, je pense que la meilleure chose qui puisse arriver pour le parti, et même pour M. Dion est qu'il nous signale ses intentions le plus rapidement possible ».

Joe Volpe, qui a lui-même été candidat à la direction du PLC en 2006, a ajouté que, stratégiquement, c'était le moment d'opérer des changements à la tête du parti qui a connu l'une de ses pires performances électorales mardi dernier en ne récoltant que 76 sièges au Parlement.

« Il est temps pour le parti de recommencer son processus de reconstruction. Clairement, il apparaît évident que personne ne va lui donner la chance de faire cette reconstruction et j'aimerais qu'il quitte avec dignité », a ajouté M. Volpe sur les ondes de CTV.

Un pavé dans la marre

Joe Volpe aux côtés de Stéphane Dion lors de jours meilleurs

Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson

Joe Volpe aux côtés de Stéphane Dion, peu de temps après son accession à la direction du PLC, en décembre 2006. (archives)

Bien que l'avenir de Stéphane Dion de la direction du PLC fasse la manchette, aucun député libéral n'avait encore osé demander publiquement à son chef de quitter. La sortie du député Volpe n'a pas plu à plusieurs libéraux, d'autant plus que Stéphane Dion ne s'est pas encore adressé aux médias depuis le scrutin.

« Je ne suis pas en accord avec ce qu'il a dit », a réagi la députée Martha Hall Findlay dans les pages de La Presse, au sujet de son collègue Joe Volpe. « Mais au moins, il a eu le courage de le dire ouvertement. Je ne suis pas impressionnée, actuellement, par le nombre de personnes dans le parti qui se cachent derrière l'anonymat pour exprimer leur opinion », a reconnu la députée ontarienne.

Dans l'entourage de Stéphane Dion, qui observe le silence depuis maintenant 48 heures, on affirme qu'il poursuit ses réflexions sur l'avenir de sa carrière politique et de son parti.

Or, pendant que le chef réfléchit, la machine à rumeur va bon train et la liste des candidats pressentis à la direction du parti s'allonge. Après l'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna et l'ex-ministre des Affaires étrangères John Manley, les noms s'accumulent sur la liste des candidats potentiels, dont Bob Rae, Michael Ignatieff, Denis Coderre ainsi que Justin Trudeau.


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