Changement climatique
![]() Raffinerie (archives) |
À une semaine du scrutin, des économistes canadiens influents s'invitent dans la campagne électorale pour réclamer une action immédiate contre les changements climatiques.
Dans une lettre ouverte qui doit être dévoilée mardi, mais dont La Presse a obtenu copie, quelque 230 économistes exigent l'imposition d'une taxe sur le carbone.
Selon eux, une action s'impose, car on ne peut « soutenir une économie saine sans un environnement sain ».
Ils affirment qu'une taxe sur le carbone est une mesure simple et peu dispendieuse, contrairement à la Bourse du carbone qui elle, disent-ils, est complexe et incertaine. Ils ajoutent qu'imposer les émissions de carbone deviendra inévitable un jour ou l'autre.
Les économistes estiment que « sans politique publique de préservation de l'environnement [...] les individus n'ont généralement pas d'incitation à prendre en compte les conséquences environnementales de leurs actions. Il en résulte une défaillance du marché qui mène à des niveaux excessifs de pollution ».
Ils avouent que la taxe entraînera des coûts substantiels pour la collectivité, mais soutiennent que l'inaction coûterait encore plus cher.
Une aide à Dion
Les économistes, qui proviennent surtout du milieu universitaire, disent que leur lettre est non partisane. Parmi les signataires, on retrouve notamment Jean-Thomas Bernard, directeur du Groupe de recherche en économie et en environnement de l'Université Laval.
Des membres de l'Ordre du Canada et des présidents d'organisations telles que l'Association canadienne des économistes et l'International Banking, Economics and Finance Association signent aussi la lettre.
Même si les économistes disent ne pas vouloir prendre parti, le chef libéral Stéphane Dion devrait toutefois applaudir le geste, car l'imposition d'une taxe sur le carbone est au centre de la plateforme du parti. D'autant plus que les économistes proposent de redistribuer les sommes engrangées par la taxe en baisse d'impôt, comme le propose également le chef libéral.
Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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