Mise à jour le lundi 6 octobre 2008 à 16 h 02

Parti libéral du Canada

« Harper dort au gaz », dit Dion

Stéphane Dion à Sidney

Photo: La Presse Canadienne /Adrian Wyld

Stéphane Dion à Sidney

Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion, était en campagne en Colombie-Britannique lundi. Lors d'un point de presse tenu à Sidney, il a critiqué la passivité du gouvernement Harper face à la crise financière américaine, qui risque d'avoir des répercussions au Canada.

Le chef libéral a affirmé notamment que c'est Stephen Harper qui panique en proposant une action coordonnée des pays du G7 pour faire face à la crise actuelle des marchés financiers. Il a souligné que la proposition de M. Harper arrivait trop tard.

« On a un premier ministre qui s'est dramatiquement trompé, qui s'est trompé de façon dramatique pour les gens et là, maintenant, il essaie de se réveiller et il dit qu'il va faire des choses. Trop peu, trop tard. » — Stéphane Dion

Notons que M. Harper a également évoqué la possibilité d'aider le système bancaire canadien, si celui-ci subit les contrecoups de la crise américaine. Toutefois, il n'en a pas expliqué la nature.

Trop peu, trop tard

Stéphane Dion répondait ainsi à son adversaire conservateur qui l'avait accusé de paniquer lors des débats des chefs. Il a fait remarquer que Stephen Harper se réveillait tardivement en avançant des propositions.

« Quand je disais qu'il fallait agir, [M. Harper] m'accusait de paniquer et de prier pour une récession, ce qui est horrible comme déclaration. Là, est-ce qu'il va dire au président de la banque de Nouvelle-Écosse qu'il panique et qu'il prie pour une récession? Est-ce qu'il va dire ça de tous les leaders du monde qui agissent et qui font quelque chose? », s'est interrogé M. Dion.

« [M. Harper] dormait au gaz jusqu'aujourd'hui, il se réveille, parce que moi j'agis, il essaye de changer son discours, mais la conviction n'est pas là. » — Stéphane Dion

M. Dion croit que les électeurs ne seront pas dupes face à cette stratégie des conservateurs.

Le chef libéral a répété qu'un gouvernement Dion ne mènerait pas le pays vers un déficit, même dans un contexte de récession. Pour empêcher un tel glissement, il compte entreprendre quelques mesures, dont le rétablissement de la réserve de 3 milliards de dollars.

Pour un gouvernement progressiste

Stéphane Dion a plaidé aussi pour déloger les conservateurs d'Ottawa, car, selon lui, ils ne comprennent pas le rôle du gouvernement quand il s'agit d'aider les gens dans les moments difficiles.

« Nous avons besoin d'un gouvernement qui va préserver les emplois et les épargnes » des citoyens, a martelé le chef libéral, en évoquant la prédiction de la Banque Scotia sur une probable récession au pays.

Visiblement revigoré, M. Dion a insisté pour l'élection d'un gouvernement progressiste qui marquerait une rupture avec le laisser-faire des conservateurs. « On peut battre Harper, pas juste en faisant un vote de protestation, il faut donner un gouvernement progressiste au Canada, qui sait comment l'économie marche », a-t-il dit.

À noter par ailleurs que Stéphane Dion était accompagné, entre autres, de la candidate libérale dans la circonscription de Saanich-Gulf Islands, Briony Penn. Cette écologiste a déjà fait parler d'elle en déambulant dans son plus simple appareil, incarnant Lady Godiva, pour une cause environnementale.

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