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Bloc québécois
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![]() Avec la quasi-totalité de ses candidats |
C'est un Gilles Duceppe en mode attaque qui s'est adressé aux militants bloquistes, dimanche, à Saint-Hyacinthe, lors du plus important rassemblement du parti depuis le début de la campagne.
Devant plus de 2000 militants et presque tous les candidats du parti, M. Duceppe s'est acharné à dénoncer le chef conservateur Stephen Harper et ses politiques. Le chef bloquiste a attaqué son homologue conservateur sur tous les fronts, soit l'économie, la culture, le droit des femmes, la politique étrangère et la langue.
Le chef bloquiste a, à de nombreuses reprises, affirmé que M. Harper ne comprenait rien à la réalité et aux valeurs du Québec et qu'il fallait donc l'empêcher d'obtenir une majorité. Il a répété que seul le Bloc pouvait barrer la route aux conservateurs au Québec.
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« Il ne comprend pas que reconnaître l'expression nation québécoise, ne reconnaître que les mots, ça ne suffit pas. Encore faut-il reconnaître ce que nous sommes, ce que nous voulons, ce que nous pensons. Mais Stephen Harper ne comprend rien au Québec » — Gilles Duceppe
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M. Duceppe a rappelé l'épisode du discours en faveur de l'intervention en Irak, en 2003, plagié en grande partie sur celui du premier ministre australien, pour dire à quel point, selon lui, M. Harper n'était pas honnête (lire la nouvelle).
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« Au Québec, quelqu'un qui copie, on n'appelle pas ça un leader, on appelle ça un tricheur. » — Gilles Duceppe
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Il a renchéri en disant que de vouloir aller en Irak contre la volonté de la population était un manque de « sens moral ».
Gilles Duceppe en a rajouté en disant que le chef conservateur méprisait la démocratie et insultait les Québécois en disant ne pas comprendre pourquoi ils voteraient pour le Bloc. « Le devoir d'un chef d'État est de valoriser les institutions démocratiques, pas de les dénigrer. »
Des politiques à la George W. Bush
En matière d'économie, M. Duceppe a encore accusé le chef conservateur de suivre les politiques de George W. Bush et de laisser tomber les travailleurs avec son attitude, dit-il, du laisser-faire. « Une majorité de Stephen Harper c'est l'assurance d'une arrogance encore plus grande, d'un risque économique pour le Québec. »
Du même coup, Gilles Duceppe a dénoncé le fait que Stephen Harper ait jeté à la poubelle le protocole de Kyoto. Là encore, dit le chef bloquiste, M. Harper va à l'encontre de la volonté de la majorité des Québécois. « Je vous demande de dire non à Stephen Harper, de dire non aux pétrolières et de dire oui à Kyoto. »
Le chef bloquiste a aussi ramené le thème de la culture et des compressions que veulent effectuer les conservateurs dans le domaine. M. Duceppe a accusé son homologue de mépriser les artistes. Il a rappelé que la culture était économiquement payante.
En ce qui concerne la langue, Gilles Duceppe a dénoncé la « sourde oreille » que fait le chef conservateur aux appels pour que la loi 101 s'applique dans tous les secteurs.
Signe que l'adversaire unique est maintenant Stephen Harper, M. Duceppe n'a pas parlé des autres chefs politiques durant son allocution.
Lire la réaction du candidat conservateur Michael Fortier aux propos de Gilles Duceppe, Fortier contre-attaque.
Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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