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Débat des chefs
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![]() Photo: La Presse Canadienne /Fred Chartrand Stephen Harper rencontre les journalistes après le débat |
Quelques instants après le débat, les chefs ont fait le point.
Cible première des attaques, le chef conservateur Stephen Harper a reconnu la difficulté de l'exercice: « Ce n'est pas facile de se retrouver à un contre quatre », a-t-il déclaré.
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Je dois vous avouer, j'ai tenté d'avoir un peu de fun, c'est difficile quand c'est quatre contre un. — Stephen Harper
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Le chef conservateur a affirmé que l'exercice lui a permis de bien présenter les politiques de son gouvernement. Selon lui, les quatre autres chefs n'ont fait que s'opposer et n'ont présenté aucune solution pour améliorer les choses au pays.
Il en a profité pour critiquer le plan du chef libéral pour prévenir une crise financière au pays. Selon lui, la ronde de réunions que proposent M. Dion a déjà eu lieu et que cela a permis de sécuriser l'économie. Il estime qu'en proposant ce plan en pleine campagne, M. Dion n'a pas confiance en sa propre plateforme.
Élevé comme cela
![]() Photo: La Presse Canadienne /Fred Chartrand Stéphane Dion à la fin du débat |
Stéphane Dion, au sortir du débat, s'est dit satisfait de sa performance. Il estime avoir réussi à bien expliquer son programme et à mettre en évidence les différences profondes qui l'opposent à M. Harper.
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« M. Harper c'est la passivité au pouvoir. Nous, ce sera l'action au pouvoir. » — Stéphane Dion
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Un journaliste lui demandant s'il n'aurait pas dû être plus agressif, Stéphane Dion a déclaré que jamais il ne commencerait à calomnier les gens, « ce n'est pas mon style », et qu'il resterait poli, précisant que sa maman l'a élevé comme cela.
Au sujet de son plan pour prévenir le pays d'une crise financière, M. Dion soutient que les récents événements aux États-Unis l'imposaient.
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Débat des chefs 2008
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Duceppe est satisfait
![]() Photo: La Presse Canadienne /Fred Chartrand Gilles Duceppe commente le débat en français |
Le chef bloquiste estime que son objectif a été atteint. « J'ai démontré que M. Harper était loin du Québec », a-t-il déclaré en point de presse, à la suite du débat des chefs.
Il s'est dit d'accord avec les autres partis d'opposition sur les critiques du gouvernement conservateur, mais il considère que des désaccords fondamentaux persistent. Il a déploré notamment le fait que les partis « ne sont pas clairs » au sujet des demandes de retrait sans condition de programmes fédéraux et avec pleine compensation financière.
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Le seul parti capable d'empêcher les conservateurs d'avoir une majorité au Québec, c'est le Bloc québécois. — Gilles Duceppe
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Il a ajouté que M. Harper était proche de son homologue américain George Bush. Il lui a aussi reproché d'avoir déclenché des élections afin d'éviter d'affronter la crise économique.
M. Duceppe croit aussi que la reconnaissance de la nation québécoise ne s'est pas traduite en acte. « Quand [M. Harper] nous dit que le Québec est debout à l'UNESCO, c'est vrai. Il n'a pas de siège », a-t-il déclaré.
Harper n'avait pas de réponse, dit Layton
![]() Jack Layton à la fin du débat |
Le chef néo-démocrate s'est montré satisfait de sa prestation au premier débat. Il s'est notamment réjoui d'avoir opposé les visions de son parti à celles des conservateurs.
Il s'est aussi félicité d'avoir mis au défi Stephen Harper de répondre à certaines questions cruciales, comme celle de traduire sa déclaration faire en anglais sur les artistes, qu'il a accusés de se plaindre la bouche pleine.
M. Layton s'est dit satisfait de la nouvelle formule du débat. Il a en outre fait remarquer que sur bien des thèmes M. Harper n'avait pas de réponse.
Que ce soit sur la santé, l'environnement, l'économie, ou la guerre en Afghanistan, le chef néo-démocrate a constaté que le premier ministre était muet et n'avait pas de nouvelles idées à présenter aux Canadiens.
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M. Harper n'a aucun plan pour juguler la crise économique, il n'avait rien à offrir. — Jack Layton
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A priori, Jack Layton ne pense pas qu'il procédera à des changements dans sa stratégie en prévision du débat de jeudi en anglais, mais il a dit qu'il prendra le temps de visionner la joute oratoire en français pour procéder à d'éventuels réajustements.
Quoi qu'il en soit, et peu importe ce que font miroiter les sondages, le chef néo-démocrate est convaincu que son rêve de succéder à Stephen Harper est toujours à portée de main.
May estime avoir réussi l'examen
Elizabeth May, chef du Parti vert, déclare de son côté avoir atteint ses objectifs, malgré l'obstacle de la langue. Elle estime notamment avoir su expliquer son programme et dénoncer le « plan frauduleux » de Stephen Harper en matière d'émissions polluantes.
Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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