Gouvernance et leadership
![]() Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson |
Le thème du leadership et de la gouvernance a été l'occasion de revenir sur les attaques qui ont fusé pendant la campagne.
Stéphane Dion a notamment reproché au gouvernement conservateur d'avoir « affaibli la démocratie ».
Il est aussi revenu sur les déclarations d'un membre de l'équipe conservatrice qui a estimé que le père d'un soldat mort en Afghanistan était un libéral (détails). Autre épisode que M. Dion a cité: les déclarations de Stephen Harper estimant que son homologue libéral espérait une récession à des fins politiques. Le chef libéral estime que le premier ministre sortant a échoué au test du leadership.
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Vous [M. Harper] avez considéré des scientifiques indépendants et des fonctionnaires comme des adversaires, et vos adversaires politiques comme des ennemis. — Stéphane Dion
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M. Harper a répondu que des désaccords pouvaient survenir de temps en temps. Plus tôt, il a déclaré que les politiciens n'avaient pas besoin des attaques personnelles. Il estime que des différences d'opinions peuvent survenir, ce qui reflète la diversité des points de vue de toutes les provinces.
Il a ajouté qu'un gouvernement devait prendre des décisions qui pouvaient ne pas plaire à tout le monde, après avoir essayé de rallier les autres à son point de vue.
Gilles Duceppe tire sur Michael Fortier
Gilles Duceppe s'en est pris aux propos du candidat conservateur Michael Fortier sur la pertinence et le coût du Bloc québécois à Ottawa. Le chef bloquiste estime qu'il s'agit d'une remise en question du choix démocratique des Québécois.
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Votre sénateur non élu [Michael Fortier] qui vient se promener et dire aux gens que c'est de l'argent perdu de voter pour le Bloc, on appelle ça un mépris de la démocratie. — Gilles Duceppe
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Au sujet d'une éventuelle coalition, M. Layton a déclaré ne pas prôner cette solution. « Ce sont les manchettes », a-t-il ajouté. Il a ajouté, du même souffle, qu'il travaillerait avec les autres partis s'il était élu premier ministre.
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Je me souviens que, quand vous étiez chef de l'opposition, vous aviez dit que le premier ministre avait une obligation morale de respecter les décisions prises par les élus. Mais vous ne l'avez pas fait. — Jack Layton
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Il reproche toutefois au gouvernement conservateur d'avoir adopté une approche de rejet de la grande majorité des motions de la Chambre des communes.
M. Harper a rejeté ces critiques, estimant que son gouvernement a plutôt remis en question les choix des autres partis.
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J'ai dirigé un gouvernement minoritaire, dans une position faible, pendant plus de deux ans et demi. C'est le plus long mandat d'un gouvernement minoritaire dans l'histoire de ce pays. — Stephen Harper
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Attribuer des qualités aux autres
Auparavant, les cinq chefs ont été invités à attribuer des qualités à l'un de leurs adversaires. Jack Layton a déclaré qu'il était possible de travailler avec les libéraux, et de façon respectueuse.
M. Harper a noté que son parti avait collaboré avec le NPD sur plusieurs questions, notamment celles de la nation québécoise, de l'imputabilité, etc. Il a vanté l'honnêteté de M. Layton dans les débats, malgré des différences - différences que M. Layton a qualifiées d'« énormes ».
Stéphane Dion a déclaré, au sujet de Gilles Duceppe, qu'il avait un sens de l'État. Il s'entend avec le Bloc québécois sur l'idée de ne pas laisser les conservateurs obtenir un gouvernement majoritaire, mais dit vouloir « aller plus loin » en invitant les Canadiens à élire un gouvernement « progressiste ».
Elizabeth May a, quant à elle, vanté les qualités de père de M. Harper. « Je pense que vos efforts pour le pays sont basés sur vos principes », a-t-elle déclaré à l'intention du premier ministre sortant. Et d'ajouter: « Mais je pense que vos principes vont mettre le Canada dans une direction dangereuse ».
Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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