Campagne libérale
À Toronto, Stéphane Dion s'est entouré d'une imposante délégation de candidates pour souligner l'apport des femmes en politique et dans son parti. Et surtout pour dénoncer les politiques conservatrices qui, dit-il, pénalisent les femmes dans différents aspects de leur vie.
Stéphane Dion s'est félicité d'avoir recruté plus de candidates que tous les autres partis politiques, soit plus de 36 % du total des candidats.
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Plus d'info
Au sujet de la mobilisation des candidates libérales au Québec, lisez notre article Les candidates attaquent. |
![]() Entouré de certaines de ses candidates dans la région |
Une série de candidates de la région se sont relayées au micro pour opposer leur chef, un homme qu'elles décrivent comme « ouvert, moderne, généreux » à l'actuel premier ministre, « un patron méchant », comme l'a exprimé la candidate Maria Minna (Beaches-East-York).
En début de campagne, Stéphane Dion avait annoncé une série de mesures visant à accroître la participation des femmes en politique. Il avait déclaré qu'un gouvernement libéral offrirait des incitatifs fiscaux aux partis politiques qui recrutent davantage de femmes candidates.
Le chef des libéraux a aussi promis de rétablir le budget de Condition féminine Canada, dans lequel les conservateurs ont fait des compressions il y a deux ans.
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En perspective
Pendant la campagne, des groupes de femmes ont dénoncé les politiques du gouvernement Harper. Les organismes qui luttent contre la violence envers les femmes crient famine. Ils soutiennent que les compressions de 5 millions de dollars à Condition féminine Canada dans les dernières années touchent aujourd'hui de nombreux programmes de prévention. Cela se traduit par un net recul pour les femmes, selon eux. Certains mouvements ont également exprimé des craintes quant à une éventuelle remise en cause du droit à l'avortement. |
Reflet de la montée néo-démocrate dans les sondages? Maria Minna, entre autres, s'en est prise au chef néo-démocrate Jack Layton, qui a été complice des politiques conservatrices dans plusieurs dossiers touchant les femmes de près, selon elle.
Comme ses consoeurs, la jeune députée Ruby Dhalla (Brampton) a dénoncé les politiques Harper, les compressions aux organismes de défense des femmes, le retrait du mot « égalité » du mandat de Condition féminine Canada.
Selon les candidates, Stephen Harper nie l'existence de 52 % de la population.
![]() Un moment d'émotion, à Toronto |
Le chef libéral, dont on soulignait le 53e anniversaire, a renchéri sur ces thèmes, rappelant qu'un seul choix cohérent s'offrait aux citoyens le 14 octobre, entre la vision conservatrice désuète de Stephen Harper et celle, tout aussi vieillotte, du socialisme de Jack Layton.
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Le choix est très clair, on a Stephen Harper, qui ne comprend pas le rôle du gouvernement pour aider les gens, et on a Jack Layton, qui ne comprend pas le rôle de l'économie pour créer de la richesse et des emplois. — Stéphane Dion
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Et entre les deux, dit Stéphane Dion, existe le choix libéral, qui concilie une approche sensée des finances publiques avec des politiques sociales justes.
Feu nourri contre Jack Layton
![]() Jack Layton |
Le chef néo-démocrate, qui dévoilait dimanche sa plateforme complète, à Toronto lui aussi, était d'ailleurs la cible toute particulière du chef libéral, à Toronto. Selon Stéphane Dion, les promesses néo-démocrates sont vides et faites avec de « l'argent de Monopoly ».
Il a déclaré que les chiffres du programme néo-démocrate n'ont aucun sens. Jack Layton, dit Stéphane Dion, imposerait 55 milliards de taxes supplémentaires aux entreprises qui créent de l'emploi au Canada.
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En complément
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Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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