Parti conservateur
![]() Ryan Sparrow |
Les conservateurs ont dû gérer deux crises, jeudi. En effet, une première gaffe a entraîné une seconde bévue.
Le directeur des communications du Parti conservateur, Ryan Sparrow, ne pourra plus participer à la campagne électorale.
Le parti a suspendu M. Sparrow, jeudi, pour des propos qu'il a tenus sur le père d'un militaire canadien tué en Afghanistan.
Le père en question, Jim Davis, a déclaré en entrevue à un réseau télévision que la décision du chef conservateur, Stephen Harper, de mettre fin à la mission du Canada en Afghanistan en 2011 était irresponsable.
Dans un courriel envoyé à un journaliste, M. Sparrow a répliqué en mentionnant que M. Davis était un partisan du libéral Michael Ignatieff.
M. Sparrow a ainsi été suspendu pour le reste de la campagne électorale et le parti lui a donné l'ordre de présenter ses excuses. Il occupe sa fonction depuis trois ans.
Gaffe, prise deux
![]() Photo: La Presse Canadienne /Tom Hanson Stephen Harper dans un vignoble de Saint-Eustache |
La seconde bourde est survenue jeudi après-midi. Cherchant à recueillir un commentaire du chef conservateur sur cet événement, des journalistes ont tenté de s'approcher de lui dans un vignoble de Saint-Eustache, au nord de Montréal.
Il se livrait alors à une mise en scène (photo-op) pour la télévision. Depuis le début de la campagne, les conservateurs ont interdit aux journalistes d'assister à ces mises en scène.
En effet, Stephen Harper n'accepte de répondre aux médias qu'une seule fois par jour, lors d'un point de presse qui comporte exactement 12 questions. Or, jeudi, plusieurs journalistes ont jugé que cette règle imposée par le parti n'était pas de mise, compte tenu de la situation.
Alors que les journalistes tentaient de s'approcher du chef conservateur pour lui demander ses commentaires sur ce renvoi, ils se sont butés à des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Ils leur ont physiquement bloqué l'accès. La porte-parole Carolyn Stewart-Olsen a même lancé: « Je veux cette caméra hors d'ici ».
Réaction libérale
Le Parti libéral n'a pas tardé pour dénoncer les méthodes conservatrices. Dans un communiqué, on peut lire que « le premier ministre Stephen Harper doit rendre des comptes pendant cette campagne, et non pas se réfugier derrière la GRC pour éviter les médias ».
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« La Gendarmerie royale du Canada est là pour protéger le premier ministre, et non pas pour empêcher que les médias lui posent des questions délicates ». — Communiqué du Parti libéral du Canada
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Stephen Harper ne veut plus de gaffes
Quelques minutes après l'incident entre la GRC et les journalistes, Stephen Harper a finalement commenté l'affaire Sparrow au début d'un discours prononcé devant des partisans.
Le chef des conservateurs a déclaré que M. Sparrow avait effectivement présenté des excuses au père du militaire canadien mort en Afghanistan.
M. Harper indique qu'il a pris les choses en main et donné le ton afin que les bévues cessent pour de bon au sein du Parti conservateur du Canada.
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« Je veux que ce soit clair. J'ai établi un ton et j'ai établi des attentes pour cette campagne. En tant que chef, je vais m'assurer que ce sera suivi ». — Stephen Harper
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Cette gaffe n'est pas la première dans la campagne conservatrice. Il y a deux jours, les conservateurs avaient dû retirer d'un site web l'image d'un oiseau qui déféquait sur le chef libéral Stéphane Dion. Stephen Harper avait dû présenter ses excuses au chef libéral.
Le 23 janvier 2006, les Canadiens ont élu un gouvernement conservateur minoritaire.
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